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VOYAGE
La question de la médecine militaire n’est pas sansintérêt. Les peuples du nord ont-ils des hôpitauxmilitaires , des ambulances? Le personnel y est-il di-visé comme chez nous, en médecins, chirurgiens etpharmaciens ou apothicaires? Les uniformes sont-ils différents pour ces trois branches de l’art de gué-rir? Quelles sont les attributions de ces médecins del’homme de guerre que l’on désigne collectivementen France sous le titre d 'officiers de santé? (Expres-sions qui ont ici un sens tout différent de celui qu’el-les présentent dans le civil, puisque, pour parvenir àla seconde classe, celle d’aide-major, les officiers desanté militaires doivent être docteurs.) Quelles sontles attributions de ces médecins ou chirurgiens mili-taires? Sont-ils convenablement rétribués? Les a-t-onassimilés aux officiers des différents grades, et quelleest leur hiérarchie? Leurs fonctions sont-elles bor-nées au traitement des maladies médicales et chirur-gicales, ou s’étendent-elles à la partie administra-tive? L’économie des hôpitaux militaires leur est-elleconfiée, ou sont-ils seulement chargés de surveillerles employés qui s’en acquittent? Qui les surveilleeux-mêmes, et à qui rendent-ils compte de leur pra-tique, de leur administration? Existe-t-il un chef uni-que pour le corps, ou bien un conseil sanitaire com-posé de plusieurs médecins d’un grade supérieur?Avec qui ce chef unique ou ce conseil est-il en rap-port? Si cette hiérarchie sanitaire n’existe pas dansles armées, les médecins et les chirurgiens, qui lessuivent dans leurs marches , se bornent donc à