laissant séjourner un temps relatif l’épreuve dans lebain d’acide gallique. Je suis d’avis que l’image estformée dès le premier temps où les rayons lumineuxréfractés par l’objectif viennent frapper le papiersensible.
Tous les amateurs de photographie doivent diri-ger leurs recherches dans ce sens*et chercher unréactif qui développe cette image avec puissance.
Ainsi, pour donner un exemple, je fis deux foisla même vue au même instant. La première posaà l’ombre, par le mauvais temps, 20 secondes, etla seconde 15 minutes. Eh bien, le résultat obtenufut le même ; seulement, la première ne sortit qu’a-près un séjour d’un jour et d’une nuit dans l'acidegallique, tandis que la seconde fut complètementdéveloppée après une heure.
Depuis que je me sers de ce procédé scc, jo nomanque presque jamais une épreuve; aussi je le re-commande tout particulièrement. Les amateurs trou-veront peut-être, dans le commencement, de la diffi-culté dans son emploi, parce qu’il se trouve diflérercomplètement dans sa marche de tous les procédéspratiqués jusqu'à ce jour; mais, avec de l’étude etde la persévérance, ils se convaincront de tous lesavantages qu’il présente, et il sera , je l’espère, gé-néralement adopté.
11 ne faut pas du tout s’inquiéter de la teinte saleet de l’aspect grenu que prend ce papier sous l’acidegallique et après qu’il est sec : cette apparence dis-