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VOYAGE
obtint dans deux opérations successives, 82 °,o5 à85°;o centigrades. Il remarqua une variation sembla-ble dans l’intervalle des intermittences, qui va de uneminute à une minute et demie. Le tliermométrogra-phe de Bunten m’avait donné l’année précédente 102degrés centigrades dans la principale source; ce quipourrait faire supposer que la température varie d’uneannée à l’autre, ou à des époques plus rapprochées.C.’est ce qu’il serait intéressant de vérifier par unesérie de plusieurs années d’observations. Toutefois, ilnous fallut en 1 835, malgré la haute température dontces eaux jouissent, près de six minutes pour faire dur-cir entièrement des œufs que nous y avions plongés.
Ces sources sont surtout remarquables par la si-lice qu’elles déposent à l’état gélatineux. Immédiate-ment après être sortie de l’eau, cette substance sedurcit, et, de pâle qu’elle est d’abord, elle prend ense desséchant un eteinte bleuâtre, couleur qu’on re-trouve dans les agates et les calcédoines. Cette silice ac-quiert d’autant plus de consistance,et sa teintedevientd’autant plus foncée qu’elle a fait un plus long séjourà l’air ou dans les collections. La nature, dans cettecirconstance, prise sur le fait, ne semble-t-elle pasconfirmer la théorie deM. Al. Brongniart, qui expliquesi bien la formation des agates, calcédoines, silex,pyromaques, corps organisés silicifiés, etc., par un étatpréalablement gélatiniforme?
Les eaux de Laugarnes dégagent en outre un peud'hydrogène sulfuré, et il est bien à regretter que leshabitants de Revkiavik ne tirent pas meilleur parti