une opération très-délicate, parce que le moindretemps d’arrêt occasionne des solutions de continuitédans la couche sensible et des fds que rien ne peutplus réparer.
Pour obtenir cette immersion instantanée et régu-lière, je me sers du petit appareil suivant :
Il est composé de deux glaces entre les bords des-quelles sont collées deux, bandes de glace de deuxcentimètres de largeur, et une, entre ces deux, d’uncentimètre et demi, disposées de manière à ména-ger au milieu une rainure dans laquelle viennentglisser aisément les glaces à préparer. Le mastic lemeilleur pour faire ce collage est composé de deuxparties d’albumine et une de fromage blanc, aux-quelles on ajoute de la chaux jusqu’à consistanceconvenable. Lorsque le maslicest sec, on emplit lacapsule de vinaigre qui coagule l’albumine et rend lecollage parfait.
Cet appareil a absolument la forme d’une boîte àplaque daguerrienne qui n’aurait qu’une rainure.
Vous versez dans cette boîte les deux tiers d’a-céto-azotate d’argent (§ 11 et 82) et vous laisseztomber d’un seul coup la glace albuminée dans larainure, en ayant bien soin qu’il n’y ait pas de tempsd’arrêt.
Après avoir laissé la glace tremper deux ou troisminutes dans le bain, vous la retirez et la lavez par-faitement à l’eau distillée, puis la laissez sécher dansl’obscurité complète.