Je signalerai aussi ici, en terminant, une très-heu-reuse innovation, la fondation d’un laboratoire deproduits chimiques spécial pour la photographie, di-rigé par M. Puech , rue de l’Arcade, n" 1o.
La photographie se trouve encore redevable de cetétablissement aux soins généreux de M. le comte deMontfort, fondateur de la société héliographique,qui est appelée à rendre d’immenses services à laphotographie.
Que chacun paye son tribut à notre art nouveauet multiplie les expériences, et bientôt la photogra-phie atteindra le dernier degré de perfection enajoutant l’extrême rapidité, l’instantanéité à la fi-nesse de l’exécution.
Malheureusement il est donné depuis quelquetemps à la photographie, par les habiles praticienssur plaques de Paris , une impulsion fâcheuse quipourra nuire au progrès de cet art. Ces messieursdemandent à la retouche de l’épreuve sur papier,ce qu’ils devraient obtenir par les moyens chi-miques. —■ Cette remarque de ma part est toutebienveillante, et m’est dictée par l’amour de l’artet de son progrès. — Le détail qu’ils ajoutent ainsidevient choquant et criard, d’une chose d’art ilsfont une image, et ils assument ainsi sur eux unegrande responsabilité en faussant le goât du public.Qu’ils se pénètrent bien d’une chose, c’est quel’épreuve photographique la plus ordinaire, nonretouchée, a une valeur artistique bien supérieure