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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. 9

N.B. On peut suspendre à la poulie un poids quelconque > pourvu Leçon .qu il ne Joit pas trop leger , parce qu! il ne sert qu à surmonter la pefan -teur , qui prefiant les balles contre la table , les empiehe de se mouvoir planche ul'une vers P autre , comme elles feroient , fi la terre rfexifloit pas > ou fi x^urc i.

elle étoit écartée à une diftance infinie.

J * Note io,

1 6. S i Ton supposoit que la balle B fût infiniment plus grandeque la balle A, la vitesse de la balle A deviendroit alors infinimentplus grande que celle de la balle B, de forte que B resteroit immo-bile , ôc A décriroit tout l’efpace entre A &. B; car toute laquantité de matière qui appartient aux deux balles, feroit alorsattribuée à la feule balle B , & A feroit regardé comme unpoint fans aucune matière sensible , ôc par coníëquent incapablede mouvoir la balle B par son attraction. Cela peut Rappliquer àla terre ôc à tous les corps qui Tcnvironnent, puisqu a leur égardelle est comme immobile , pendant qu'ils fe meuvent , commeautant de points physiques , dans des lignes décrites par leurscentres de gravité , lorfqu’ils tombent à terre , fans avoir aucunégard à la quantité de matière qu’ils contiennent, ôc par où ilsattirent la terre à eux. De même auíli comme le soleil contientpresque 2.30000 fois plus de matière que la terre, on doit regardercelle-ci comme un point qui décrit une éllipfe autour du soleil,laquelle fe nomme le grand orbe , pendant que le soleil qui attirela terre, est regardé comme immobile dans Tu n des foyers de cetteéllipfe : ou plutôt on doit regarder la lune ôc la terre ensemblecomme réduites à un seul point, qui est leur centre commun degravité , & qui décrit T orbite dont on vient de parler.

17, La terre par rapport aux corps qui Tenvironnent, le soleilpat rapport aux planètes & aux comètes , ôc toutes les planètespar rapport à leurs satellites ôc aux autres corps qui les environ-nent , les attirent avec plus ou moins de force, selon que cescorps sont plus proches ou plus éloignés ; car la pesanteur étantune vertu * qui fe répand depuis le corps attirant de tous les côtés * ^ otc “*en lignes droites, décroît de la même maniéré que toutes lesautres vertus qui viennent d’un centre , ôc qui s’étendent toutautour. Ainlì la lumière ôc la chaleur deviennent plus foibles àmesure qu'o n s'éloigne du corps lumineux ou du corps ardent.

Cette diminution de vertu est en raison doublée réciproque de ladistance ; c’est-à-dire, qu’à une distance double, la vertu est.