EXPERIMENTALE. *7
îes endroits où il reste encore une peau formée par la craye & par Leç on •le suc de mauve. On a observé que l’air seul est capable de ternirle métal, ou de former une peau sur la partie du plomb qui a été planche i.ratissée, ôt c’est pour cela qu’on la frotte communément avec de xî-E 7.la graille ou du suif après qu’on l’a ratissée. Car les parties detoutes les substances grasses ou inflammables étant beaucoup plusfines que celles de l’aír, font cause que la soudure s’attache plusfortement au plomb que ne feroit la pellicule d’air, ou ce qui seséparé de l’air pour couvrir le plomb.
Si 1 on coupe avec un couteau deux balles de plomb d environtin pouce de diamètre , de maniéré qu’on en sépare un segmentd’environ -s de pouce de hauteur, & qu on les preste ensembleoitement ( en leur donnant un peu cTentortillement ) ces deuxíegmens s attacheront avec une grande lorce , jusqu a soutenirquelquefois au-dessus de 100 livres. Voyez le 6 e volume dc1 Abrégé des TransaBions Philosophiques, par M rs Reìâ ÔC Gray,
Partie 2, pages 2 & 3,
29. On ne fçait pas encore bien en quelle proportion dedistance cette attraction de cohésion croît ou décroît mais on alieu de conclure de certains phénomènes, qu’elle décroît en raisonbiquadratique de la distance ; c’est-à-dire, qu’à une distance double,elle agit 1 6 fois plus foiblement, ôc à une distance triple 8 1 fois,à c. car elle devient insensible à la moindre distance sensible.
30. 11, y a dans la nature une autre forte d’attraction, qui n’estpas aussi forte que celle de cohésion , mais qui est plus forte quela pesanteur. Elle décrok à fort peu près comme íe cube ôt un
quart de la distance.* Et c’est l’attraction magnétique. Par exemple,(ì * Notc î# *une pierre d’aiman attire un morceau de fer à une certaine distance,l’attraction fera 10 fois plus foible au double de cette distance, ôc3 3 4 fois plus foible au triple de la même distance. Mais commele magnétisme est une vertu particulière qui n’affecte que lespierres d’aiman, le fer ôr l’acier, nous en parlerons plus au longdans une autre occasion ; parce que nous réexaminons ici que lespropriétés générales des corps. Nous remarquerons seulementque la pierre d’aiman repousse autant qu’elle attire : car le pôled’une pierre qui attire une extrémité dune aiguille aimantée,repousse l’autre extrémité.
Tome I,
C