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Tome premier.
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E X P E’ R I M E N T A L E. § i

La ligne de direction qui paíle par les points A, B, C , D , E , décritvine ligne droite dans la Figure 11, où les pieds font placés l’un devantLautre ; mais loríque le mouvement d’un pied est dans yfífc ligne parallèleau mouvement de l’autre, le centre de gravité décrit au-dellus une ligneendentée, austi-bien que la ligne de direction, à mesure qu’ellc coupe le terreinen A, B, C, D, E, ( Figure 12.) Les canards, les oyes, & la plupart desoiseaux aquatiques, dont les jambes font écartées pour qu’ils puiíìènt nagerplus aisément, & se tourner promptement dans seau, ne marchent jamaisdroit fur terre ; mais le coq, la cicogne, l’autruche & plusieurs autresoiseaux -qui n’ont pas le pied plat, marchent presque directement en avant,sans ondulation ( sur-tout lorfqu’ils vont lentement ) ayant leurs jambestellement placées qu’ils peuvent mettre un pied devant l’autre avec beaucoupde facilité. C’cst ainsi que les quadrupèdes marchent droit ordinairement,ou ne vont preíque jamais par ondulation, à cause qu’ils ont communémenttrois pieds fur le terrein en môme-tems ■: en forte que la base qui reçoit laligne de direction, quittant la ligure quadrangulaire pour prendre la triangu-laire , la partie de cette base où tombe la ligne de direction, est toujoursdans la même ligne ou fort près.

Lorsqu’un homme se tient dans une posture ferme, A B ( Figure 7. PlancheS. ) distance de ses pieds, est la longutur d’une figure quadrilatère , dontîa largeur est à fort peu près égale à la longueur des pieds, & D est le pointíbus le centre de gravité C, où tombe la ligne de direction. Soient menées

jambes en Pair diagonalemcnt opposés,comme la droite de devant & la gauche dederrière , ou la gauche de devant & ladroite de derrière. Les Statuaires modernesfont aussi tombés dans la même erreur, pareeque l’ceil ne peut pas bien distinguer lemouvement du cheval lorfqu’il va fort vite;c’elt pour cela que Borelli a fait voir par lesPrincipes de la Méchanique , que le mouve-ment de deux pieds à la ibis dans'la marchedu cheval, ne peut pas s’accorder avec lasagesse & la simplicité de la nature, je ren-vois donc à cet Auteur le Lecteur qui veutíç,avoir pourquoi ce mouvement ne peut passubsister , & je vais copier d’après lui enquoi consiste le mouvement du cheval. Blan-che 8. figure 14.

„ Considérons un cheval comme une•» machine oblongue soutenue par les qua-» tre jambes, comme par quatre appuis on» colonnes, qui font cn répos lits ks points»> A, U, C, D, qui forment une figure” quadrilatère rectangle ; la ligne de direc-a> lion tombera perpendiculairement lur le» point E qui est ott dans le centre 011 prèsa > du centre de la figure quadrilatère ; ce qui*• rendra le cheval très-ferme lur ses pieds.”■ Le mouvement progressif commence par

« un des pieds de derrière, comme par exem-pie, par le pied gauche de derrière C ,« qui cn pressant fortement le terrein par-> derrière, pousse en avant le centre dc gra--> vité, & par conséquent entraîne la ligne-> de direction dc I. cn G , & sc meut lui--> même de C en F. Cela fait, le pied B*> s’élevc immédiatement après, & fe porte» en avant julqu’en H. Ce mouvement dupied est aisé, parcc que la ligne de dircc--- tion tombe d’abord cn-dedans du triangle-» A 11 D ; ensuite cn- dedans du trapèze« A B F L) ; c’est-à dire , que le corps du» cheval est soutenu par trois ou par quatre-- colonnes. Enfin les trois pieds A, L) , F-> restant fermes , & h ligne dc direction»> étant cn G , le pied gauche de devant B»> est porté cn avant en H ; & parl’impulsion» déja faite, le centre dc gravité est aussis» porté au-dellus de J , qui est le point» central du Rhombe A H F D. Le mou-vement des deux phds gauches étant ache»» vé , riinpulíìon ct le mouvement du pied« droit de derrière D commence , & ensuite« celui du pied droit de devant & toujoursde méme, comme on vknt de le dire , à» inclure que ranimai fe meut en avant.

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Notf.s furla II e . Leçon.

C-VXJ

Planche 8,Figures 11 9 t