Planche 17.Figure 10.
216 COURS DE PHYSIQUE
f,co n IV. rompre ôc l’aissieu ôc les rais des roues; les rais C font le grandbras, le point d’apui est à un bout du moyeu, ôc le petit brasà l’autre bout : íì l’aissieu étoit plié pour faire rentrer les rouesen-dedans, de maniéré ,que l’apui des roues fut en J ôc en F ,( Figure > o. ) les trois mêmes inconvéniens s’y rencontreroient,la voye feroit trop étroite, la charge tendroit à faire écraser lesroues , ôc elles ne pourroient tourner que très-difficilement :d'ailleurs les roues ne porteroientque fur un coin de la bande; ellesferoient comme tranchantes ôc n’auroient point d’apui. Pour peuque l’aiílieu soit plié , ces inconvéniens fe trouveront toujoursplus ou moins, suivant qu’il fera plus ou moins plié, mais il nes’y en rencontrera pas, lorsque l’aiílleu sera droit, ôc que lesroues porteront à plomb , comme les roués C P, A D ( Figure 11.)ainsi l’aiílieu doit être parfaitement droit de tout sens pour donnerla liberté aux roues suivant la direction ; car l’aillieu étant plié dela maniéré dont il est supposé dans ces figures, les roues poruroientêtre libres, l’aiílieu étant porté en l’air; au lieu quelles ne pourroienttourner que très-difficilement , les roues portant à terre, ôc ilferoit impossible de les faire retourner fi on les tiroit par l’aiílieuau point H (Figure 9. ) elles ne feroient que traîner.
L’aissieu doit être aussi à angles droits fur la flèche ou fur lesbrancarts ; car fi la flèche ou ies b rancarts étoient de traverscomme la flèche B, le charriot ou carosse iroit de travers, ôc unseul cheval fupporteroit presque toute la charge : ainsi elle doitêtre à angles droits suivant la flèche G ( Figure 11. ) comme on adit ci-devant. Donc les aissieux des voitures doivent être droitsde tous sens, ôc posés à angles droits fur la flèche ou les brancarts.
Planche 17.F.gurc 11.
Planche 17Figure 9 .
P'.anche 17 .Figure ut
COROLLAIRE I.
D’où il fuit que c’est mal-à-propos que l’on donne du devers6 c du pliant aux aissieux de caroífes, afin que les roues ne touchentpas aux soupantes ; puisque par-là tous ces inoçnvéniens s’y ren-contrent tout à la fois, les caroíïes deviennent plus versans, la voyeétant retreísie, ôc ils entrent plus difficilement dans les portescocheres, le haut des roues étant plus écarté, que fi l’aissieu étoitdroit, ôc lorsque les roues touchent par le haut, elles font bien plussujettes à casier, ôc font plus ébranlées, que si elles touchoient parle bas : le carosse est plus difficile à rouler, pour peu que l’aissieu
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