EXPERIMENTALE. * 5 ?
seroíent utiles au Public ? Cette paresse est d autant plus blâmable Leçoh IV-qu il ne faudroit que deux ou trois tours de tourniquet de plus, W'V'''*»pour charger fur les plus hautes roues, ce qui ne peut au plus passerque pour un moment de tems perdu l’invention du tourniquetdonnant une facilité fi grande pour charger, que l'on pourroitAre qu’il n’y a aucune peine.
COROLLAIRE XXL
S 1 la charrétte a quelques avantages pour la direction desçhevaux de devant, Ôt par la hauteur des roues , elle a un granddésavantagé pour le limonier, particulièrement fur le pavé ; uneroue descendant de destus un pavé pousse Je limon fur les flancs ;l'autre roue retombant après pousse f autre limon , ôc le cheval fetrouve battu des flancs de côté & d’aurre , ce qui le creve le plussouvent dans les gros cahots, ôt ce qui fait qu’il faut tant deforce pour la charrétte fur le pavé, ôc qu’elle ne fait que* desziguezagues étant tirée avec un cordon fur une poulie.
COROLLAIRE XXII.
U n autre désavantagé c’est que le limonier porte une partie dufardeau : en montant la charge tombe en arriére ôt l’entraîne ; endescendant tout le poids lui tombe fur le dos, ôc il est outre celaobligé de retenir tout seul un fardeau immense que l'on met furla charrette ; de forte qu’il y a lieu de s’étonner qu’il ne périssepas plus de limoniers qu’il n’en périt, quoique l’on prenne les plusrobustes ôc les plus forts ; ôc le cheval ainsi fatigué de toute façonfie peut pas employer la môme force pour tirer, que s’il étoitdevant ou dans un limon de cbarriot, où il n’y a pas à porter, ÔÇOù les limons ne lui donnent pas dans les flancs.
COROLLAIRE XXIII.
Tout étant compensé, la perte que l’on fait de la force dulimonier, renfoncement que les roues ont de plus que celles ducbarriot, ôc la force qu’il faut de plus fur le fable, fur la terreforte, Ôt fur le pavé; on pourroit juger qu il y a double avantagevu à peu près, à fe servir du cbarriot à 4 roues égales , ôc auísi