EXPERIMENTALE.
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Lfcon IV.
COROLLAIRE XXXIX. .
O n pourroit faire les moyeux des roues de carosses un peu plusgros par le milieu & ne les pas percer de part en part pour lesrais, parce qu’ils ne recevroient point de graille & ne dérayeroientpas fì-tôt ; on pourroit auflì-bien les faire de quinze ou seizepouces de long, & faire le gros bout un peu plus petit, puisquela longueur du moyeu ne cause pas plus de frottement & qu'ilsoutient la roue plus droite.
Les rais devroient être auíli quartés-longs par le bas, a lind'avoir un épaulement qui les soutiendrait beaucoup mieux, **
que s’ils étoient tout ronds comme ils le font ordinairement, &qui empêcheraient les roués de fe dcrayer & de faire le bruitqu’elles font, particulièrement Tété ; cela feroit qu’il ne feraitpas nécessaire cle les enfoncer 11 avant, ni de percer ces moyeuxtout-à-fait.
Ces épaulemens fe pourraient tracer avec une fausse équerre ,pour les entailler comme les Menuisiers marquent leurs tenons, \
Ôc cette fausse équerre taillée suivant l’inclinaifon que l’on donneaux rais pour rendre les roués écouées, servirait de même pourtaire la mortoife dans les moyeux suivant qu’il feroit nécessaire,ôte.
M. Camus termine ses réflexions fur cette matière , en observantqu une chaise de pose à deux roués eft sujette à tous les inconvénientqu on a trouvé dans les charéttes, & quelle a outre cela íinconvénientdu second cheval qui tire de coté ; ainsi pour la commodité des chevauxauff-bien que des voyageurs } il voudroit que toutes ces chaises eusj'entquatre roués, cér que le ConduBeur ne fût pas à cheval , mais fur unJìége comme un Cocher ,- & qu enfin les roués de devant fuJJ'ent au(fihautes que celles de derrière.
Outre le frottement qu’on vient d’expliquer, il y a un autreobstacle au mouvement dans plusieurs machines,ôcc’est la dilîìcultéque les cordes ont de fe rouler, laquelle croît, selon la grosseurôt la raideur de la corde, selon le poids qu’ellc porte ôc la petitessedes diamètres des corps où elle fe roule. J'appellerai auíli frotte-ment cet obstacle ; parce que l’on doit y faire autant d’attentionqu'au frottement des parties de la machine, autrement on trouve-rait toujours fesser des puissances pat le moyen des machinesmoindre qu’on ne savoir cru.
Tome Í. H h