EXPERIMENTALE. 245
élever ces poids. * Si l’on répond, que ce que l’on a perdu enforce, on le gagne en rems ; on peut dire que cette machinene peut pas être utile dans certaines occasions imprévues oùl’on a besoin de forces ; 6c quand ce ne leroit pas là uninconvénient il y a u roi t toujours plus de frottement dans cettemachine que dans le tour ordinaire ; car le rouleau ou aiíîìeudoit trouver de la difficulté à rouler les cordes, parce quellesne font pas parfaitement pliables, ôc que moins elles le font, plusdoit être grand le poids qui les allonge. Cela joint au frottementdu collier de la corde.qui porte le contre-poids de la machine,rend l’obstacle plus grand que dans la méthode ordinaire. Car j’aitrouvé par mes expériences que lorlque la puissance devientégale à 2 {, elle tient 5 en équilibre , 6c qu’il faut y ajouter 7,( c’est-à-dire ici le poids de 4 deniers ) pour la mettre en mou-vement.
Or oour faire voir que ce frottement des cordes n’est pas tou-jours le même , comme M. Perrault le suppose , lorsque F ( oula puilïance, ligure 2. ) n’est que d’une once, ôc W ( ou le poids)de 2- onces, il ne faut alors pour faire préponderer la puissanceque le poids de 2 deniers 6c 18 grains ; mais lorsque F est — 2 { ,6e W = j , le poids additionnel marqué f étoir de 4 deniers ôt2 grains..
Far-là on voit clairement que les expériences de M. Perraultont été laites fort négligemment 6c qu’on ne peut pas y compter.
Je me fuis un peu étendu Jur cette machine } parce qu on peut selaisser entraîner dans ferreur par Pautorité d un homme de grande répu-tation qu on ne soupçonne pas aisément s’être trompé.
Quoiqu’il soit pour le moins aussi difficile de rendre comptedes forces requises pour plier les cordes de diffèrens diamètres( tendues par différons poids en les entortillant autour des corpsde différentes grosseurs ) que de donner une théorie exacte dufrottement ; cependant il feroit aussi préjudiciable à la mécha-nique pratique de ne pas considérer la perte du mouvementoccasionnée par cette tension des cordes que de négliger lefrottement des parties d’une machine. Ainsi (quoique les diffé-rentes matières qui Composent une corde, leur différente raideur,selon qu elles font plus ou moins tories, 6c quelquefois la tempé-rature de l’air ( sec ou humide ) dans le te m s qu’elles font em-ployées, concourent à rendre nos conclusions très-difficile s 6cP e u exactes ; cependant ii nous paroît qu’il fera très-'^'.'-e de
Leçon TV
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* Note j.
Planche > 8.Figure 2.