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Tome premier.
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on.

EXPERIMENTALE. 287

fi fi l’on charte cet homme du poids de 20 livres, il fera alors équilibré Notfs fi)r5> avec le poids de I’autre cote , & pour peu qu’on ajoute au poids de 20 la IV. Leç55 livres, il élèvera le poids ; puisque les muscles de les épaules ôc de les11 bras ont allez de force pour élever tout ce poids.

5i Quoique les muscles de chaque partie du corps puissent faire de fi grands5i efforts pour élever des fardeaux, on ne doit pas pour cela compter laii force de l’homme par celle de tous fes muscles ensemble, quand même51 les esprits qui font gonfler les muscles qui fervent au mouvement enil général en fe racourcilíànt & en tirant les tendons des extrémités, pour-5 i roient fie distribuer également dans toutes ces parties, & de la même maniérén que dans une partie séparée, puisque chaque partie l'ert ordinairement de5i soutien à celle qui lui est jointe. Par exemple , les muscles des bras &

5i des épaules en fe retirant peuvent élever un poids de 160 livres. Mais si5 i le corps est p anche , les bras ne pourront soutenir ce poids, à moins que5i les muscles des lombes n’ayent la force à même teins de soutenir la5 i partie supérieure du corps avec le poids dont il est chargé, & fi les jaïets5i étoient encore ployés , il faudroit alors que les muscles des jambes &

5i étrillés fiííènr encore un plus grand effort, puifiqu’ils devroient soutenir5i le poids de 160 livres, & à meme tems celui de tout le corps. D’où il5 i arrive que dans cette disposition de tout le corps , la force fe distribue5 i par la distribution des esprits dans toutes les parties, ce qui fait qu’un55 homme ne pourra pas lever de terre un poids de 160 livres.

5, Ce n’est pas qu’il peut íê rencontrer des hommes dont les esprits coulent5 i en fi grande abondance Se avec tant de rapidité dans leurs muscles, q f5i leur font faire des efforts triples & quadruples de l'ordinaire, & c’est à5 > ce qu’il me semble la raison naturelle qu’on peut donner des forces55 surprenantes qu’on voit dans quelques hommes qui portent &c qui élèvent5 i des fardeaux que deux & trois hommes ensemble auroient de la peine55 à soutenir, quoique ces hommes soient quelquefois d’une taille médiocre» paroiflènt à l’extérieur plutôt folioles que forts. 11 s’en est trouvé undepuis peu de tems dans ce pays-ci, qui portoit une grosse enclume de5 i Maréchal, à ce qu’on dir, & dont on rapporte plusieurs actions d’une55 force merveilleuse : mais j’en ai vú un autre à Venise, qui étoit jeune,

55 & qui ne sembloit pas pouvoir porter 40 ou 50 livres avec tous les55 avantages possibles, lequel étant monté fur une petite table, élevoit de” sorre & soutenoit en l’air un âne par le moyen d’une sangle large qui” paílòit par-deffòus le ventre de l’animal, & qui étoir attachée par fes5 ) deux extrémités à des crochets qui pendoient au bout de deux petites51 Reliés faites de cordelettes 8c de peu de cheveux des deux côtés de la55 tete de ce jeune garçon, Sc toute cette grande force ne dépendoit que3 ’ des muscles des épaules & des lombes (a) ; car il fe bailìòit d’abord

| 0l ^) Ce qu’il attribue ici aux muscles des en forte que les deux cordes avec lesquellesdes j CS ’ e d réellement l’ertét des extenseurs 1 ! élevoit l’animal, étoient dans le même plan>' n 5bes; car Je jeune homme lé baillant que les chevilles du pied & les têtes des os

de la cuille ; par ce moyen la ligne de direc-tion de l’homme & de tout le poids comboit:entre fes parties les plus fortes de set deux*

ave c r

Ion C CS "'ains fur lés genoux, ne tenoit pas«tais 1°^ Cn avant & fes genoux roides,e c orp s étoit droit & les genoux ployés,