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Tome premier.
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EXPERIMENTALE. 299

dentier le détail de ce que f ai appris de la force naturelle d’un homme qui vit àprésent ici à Londres, & de rapporter plusieurs effets surprenants de fa force.J aurois diî donner ce détail dans La septième Note ; mais je n ai pas voulu leJur le rapport d’autrui; f ai voulu m en inflruire par moì-meme, & je neai fait que depuis que la derniere feuille a été imprimée.

Thomas Topham , né à Londres > & maintenant âgé d’environ trente-unans , de cinq pieds dix pouces de haut, avec des muscles très-forts, & quiparoistênt en-dehors, avoir pris le métier de Charpentier, & il ne l’a quitté quedepuis les lìx ou sept dernieres années, qu’il a employées à faite voir des t >ursde force ; il ignore entierement fart de faire paroître là force plus surprenante :

même il fait quelquefois des choses qui deviennent plus diíRciles par faHtuation deiàvantageufe ; tentant & íailànt souvent ce qu’on lui dit que leslitres hommes forts ont fait, mais fans profiter des mêmes avantages.

II y a environ íix ans qu’il tira contre un cheval, étant astis à terre avec íespieds contre deux troncs d’arbre plantés dans la terre , mais fans les avantagesReprésentés pat ì^premiere Figure , Planche 19. Car le cheval tirant contre lui,ì éleva à un angle considérable, tel qu’il est représenté dans la seconde Figurede cette Planche, où h N est la ligne de traction , qui produit l’angle defaction N h L : & alors fa force ne fut plus employée qu’à tenir ses jambes^ les cuiíìès droites, de forte qu’il les fit agir comme le long bras d’unlevier recourbé , représenté par L h ; le tronc de son corps étoit comme unpoids à l’extrémité h de ce levier, & le cheval tiroir contre ce poids, appli-Puant fa puifïànce à angles droits à l’extrémité / du bras le plus court de celevier, le centre du mouvement étant en L au bas du tronc d’arbre Lo,( car de tirer obliquement par une corde attachée en h , c’est la même choseque de tirer par un bras de levier en / L, parce que / L est une ligne abaisteeperpendiculairement du centre du mouvement fur la ligne de direction/? N ,par la Note 5. fur la 3 e . Leçon) & le cheval n’étant pas afièz fort pour éleverle poids de l’homme avec ce désavantagé , il crut qu’il étoit dans la situationfonvenable pour tirer contre un cheval ; mais lorsque dans la même situationjl voulut tirer contre deux chevaux, il fut enlevé de fa place, & porté enitiut; un de fes genoux heurta contre un tronc d’arbre , qui le maltraita sitort , que même aujourd’hui la rotule ou patella en efl ébranlée de maniéré ,quefes ligaments paroistènt en être rompus , ou entierement relâchés, ce quiL *i a fait perdre la plus grande partie de la force de cette jambe.

Mais s’il s’étoit astis lur un chastis tel que celui qui est représenté dans laPremière Figure , Planche 19 , il auroit ( eu égard à fa force ) conservé faUyation contre le tirage de quatre chevaux robustes, fans le moindre incon-vénient.

Notes furla IV. Leçon.

Isida les tours que je lui ai vû faire il y a quelques jours.

.'•Par la force de fes doigts ( qui n’étoient frottés que de cendres dech arbon pour les empêcher de glisser ) il roula un grand plat d’étain quie t°it ti'ès-fort.

z * L brisa sept ou huit pièces courtes & sortes de pipes de tabac par

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