128 COURS DE PHYSIQUELeçon IV. lorsque le liège, le plomb ôc le vif-argent , sont dans la partie duJ tube la plus proche du centre du mouvement, on fait piroueterla table en rond , ôc ces corps après quelques tours sont portésaux extrémités des tubes les plus éloignées du centre , quoi-qu’elles soient de 3 ou 4 pouces plus élevées que les extrémitésen K. Placez entre les tubes B K ôc D K , dont le premier étant,rempli d'eau, a en-dedans un cylindre de liège 3 & le second aun ou deux pouces d’huile , le reste étant rempli d’eau. Au com-mencement , ( lorsque la table est en repos, ) le liège ôc l’huisosont en B ôc D , qui sont les bouts les plus élevés des tubes , ôcles plus éloignés du centre ; mais lorsque la table tourne en rond,le liège ôc l’huile vont vers le centre en K , parce que la plusgrande force centrifuge de l’eau , ( qui est plus grande que celledu liège, ôc que celle de l’huile, ) doit donner au liège ôc al’huile une direction centripète, comme on l a expliqué dansrExpériénce des différentes liqueurs dans le verre de la Figure 1 0•
7. M. Descartes tâche d’expliquer le mouvement des planètesautour du soleil par un tourbillon de la matière celeste,en supposant.que le soleil tournant autour de son axe, donne un mouvement cir-culaire à toute la matière celesle qui est autour de lui, ôc qui.s’étend juí'qu’à Saturne ôc au-delà ; ôc que ce tourbillon de ma-tière .étant fans aucun vuide ( car il soutient le plein ) .entraîne aveclui les planètes, ôc est par ce moyen la cause de leur mouvementautour du soleil. Ceux qui ne se donnent pas la peine d’examineíles choses à fond , croyent que les tourbillons sont la cause damouvement des planètes ; parce que lorsqu’il y a des tourbillonsdans les rivières ôc dans les étangs , nous voyons que les pailles?les petits fétus, les ícieures de bois ôc autres corps legers sontentraînés circulairement en flottant fur l’eau , ôc par conséquenton s’imagine qu’il est fort probable que les planètes doivent êtreentraînées circulairement de la même manière dans le Ciel. Alaisfl l'on applique les expériences ôc les observations à la théorie destourbillons, on trouvera qu’ils ne suffisent pas pour expliquer so§mouvemens des planètes.
En premier lieu, on doit supposer que les Planètes sont pl l,sdenses que la matière du tourbillon ; ôc alors il doit leur arriver lamême chose que l’on volt dans le liège, ou le plomb, ou le vil-? 1 "'gent contenus dans des tubes de verre , ôc tournés en rond sot latable. Car les tubes pleins d’air étant tournés circulairement,
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