EXPERIMENTALE; 3T7
ía . sonìnie de toutes les impulsions que l’homme lui a donné en Leçondifférents tems , alors toute la force du corps ainsi ramaílée , '-'"Và pour ainsi dire condensée , fera tout-à-ia-fois ce qu’unhomme n’auroit jamais pu faire avec une machine ordinaire.
Tel étoit le bélier des Anciens, composé d 5 une grande poutre( tel que nous savons décrit dans la troisième Note fur la seconde^ e fon> ) & d’une tête de métal à l’un de ses bouts , laquelleEtoit de cuivre ou de fer, on avoir trouvé différents moyens de* e soutenir , & par la force réunie de plusieurs hommes, on lefisisoit mouvoir avec la tête de métal en avant, jufqu’à cequ’ayant-teçti & conservé toutes les impressions excessives de la force deshommes, ( qui étoit toute employée à mouvoir le bélier en avant,
P a rce que son poids étoit suspendu- par des cordes ou chaînes à^Ne distance au-dcffus de celle qui lui étoit nécessaire pour feMouvoir librement > ) il acquérait peu à peu un certain dégré dcv itesse ; ôc avec ce dégré de vitesse il rencontrait ou frapoit lesMurailles ou fortifications de Villes ou Châteaux , ôc par cemoyen il les brisoit ou les renverfoit.* Cette machine est accéléréépar la force des hommes dans une direction horizontale , de lameme maniéré que les corps qui tombent sont accélérés par lapesanteur dans une direction verticale. L’homme donc qui seraitincapable de surmonter une résistance plus grande que 140 livres ,par les instruments méchaniques ordinaires , peut le faire avec uncorps pesant qui est agité horizontalement, de maniéré qu’il peuthsi donner un mouvement accéléré , jusqu’à ce qu’il frappe l’ob-stacle ; c’est-à-dire , qu’il peut le faire par le moyen d’un petitbélier. Et s’il étoit question d’avoir une force imprimée vers lebas , il surmonterait la résistance avec 1 q mouton, qui est un corpspesant dont on fe sert pour enfoncer les pilotis dans la terre , dans^quel appliquant successivement fa force contre la pesanteur,(c’est-à-dire, en élevant le corps à une certaine hauteur,) lebouton fe met dans une situation à pouvoir recevoir de la pefan-
; P n'v ^ point dc doute que 1.1 premiersdl ent i°n du belier ne fût copiée dc la natureSu st l,c des raisonnements matbcmati-5 S * c’est-à dire , en observant ce que laICr ; fuioit par instinct. Si cet animal aPar ^ ’ ,,l,t ilemer.t avec fa tête un obstaclej, r f moyen des muscles qui étendent sesCs > les pieds de detricre étant fortementt j.- s c °ntre la terre, il sait une seconde ten-Vc > & par un coup subit dc la. tête , il
éloigne {'obstacle qui lui rcsistoit trop aupara-vant : dans ce cas il sc retire après si loin , •qn’il est en état d’accelerer son mouvement,autant que ses muscles peuvent agir en cou-rant , & par ce moyen il donne un coupprodigieusement sort avec sa tête armée parcette force accumulée contre l'objet oitTammal qn’il attaque , ses corm s étant telle-ment fixées fur íu tête, qu’il ne relient aucune-douleur par la secousse, •