5 po COURS DE PHYSIQUEÏ...FCON V. pat conséquent elle devroit s’élever en a par l’écoulement deseaux de P & N.
57. Il y a une autre objection qui semble renverser tout lcfondement de ce raisonnement sur les marées, ôc rendre le casentierement différent de l’exemple des trois bateaux que nousavons donné pour l’édaircir.
La voici : Si la terre C, 6c les eaux en L & A ( comme danSle cas des trois bateaux ), étoient toutes portées vers la lune, ^terre 6c la lune devroient avec le te ms se réunir ; mais on ne peutpas observer qu’elles s’approchent le moins du monde : les dis-tances de la terre 6c de la lune ne variant que selon la nature dela courbe dans laquelle la lune se meut, 6c selon les actions réu-nies du soleil 6c de la terre dans les différentes positions de cestrois corps, 6c dans les différentes distances de la terre au soleil,à mesure qu’elle décrit autour de lui son orbite elliptique.
Pour répondre à cela , on doit observer que c'est une consé-quence nécessaire de l’attraction mutuelle de tous les corps , 6cde la troisième lot, que la terre doit graviter vers la lune, austi-bien que la lune vers la terre ; mais qu’il nc faut pas s’attendre &vo-r la terre s’approcher de la lune , parce qu’une autre causedétruit cet este t. Car la lune 6c la terre ( comme nous savonsremarqué ci-devant, Leçon 2. N°. 32.) décrivant des ellipsessemblables autour de leur centre commun de gravité, acquièrentpar la vLesté de leur mouvement une telle force centrifuge ,qu’elle balance ( ou détruit quant à l’effet ) leur force centripètevers le centre commun de gravité. Par ce moyen il ne leur restequ’une tendance, ôc non aucun, elFet visible dans la terre elle-méme. Mais à i’égard des eaux , cette tendance doit produiteun effet visible , quoiqu’elles n’abandonnent jamais la terre»parce qu’il y a une communication de l’eau en P ôc en N *celle qui est en L 6c en A ; 6c comme nous avons déja démontreque les eaux en L ôc en A ont moins de tendance vers C, centrede la terre , que les eaux en P ÔC en N ; l’effet- de cette tendantefera que les eaux s élèveront en A ôc L, ôc tomberont en P ôc f*pour conserver Y équilibre. ; mais s’ilm’y avoit point de coinniu 111 'cation entre P , N ôc A , L , stfn’y‘auroit point d’effet vistb^ e ’c’est-a-dire, que J’eau ne s’éleveroit pas en L 6c A, comtn ecela arrive dans les lacs 6c dans les mers qui n’ont point de con 1 "numicationavecl océan,à moins qu’eUies-n’ayent une vaste étendue»