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Tome premier.
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4-2 COURS DE PHYSIQUE

Lfcon V. méchaniques qui dépendent de la balance ôc du fléau , commele levier, le cabestan, la poulie, la vis ou le coin ; ôc où l’on n apas même pensé à l’usage du rouleau ôc de la roue, les peuplesn'ont pas laissé dans ces vastes pays ôc dans les Isles adjacentes,de devenir fort adroits ôc habiles dans l’usage de i’arc, ôc desçavoir lancer un trait par son moyen de manîere à atteindre & apercer le but proposé ; de sorte qu’il semble que c’est-ià la machinela plus commune, ôc qu’il a été plus aisé aux hommes d’imaginer:Et cependant je ne vois pas qu’aucun des anciens ou des moder-nes ait réduit la nature, les propriétés ôc la puissance des ressortsà une théorie certaine ôc au calcul, quoique plusieurs ayent beau-coup écrit-tur cette machine, ôc qu’on ait fait diverses tentativesôc expériences à ce sujet, jusqu’à ce que le Docteur Hooke endernier lieu ait réduit le resïort à un principe certain, en démon-trant que la putjjance d y un ressort de quelque espece qu’il soit,augmente en mêmç proportion que sa tension ; soit qu’il soit tendu pafcompression ou par condensation, par distension ou par raréfac-tion ; de sorte que si la force dune livre lui donne un degré demouvement pour le tirer de son état naturel, deux livres lui estdonneront deux degrés, z livres z degrés, ôc ainsi de fuite. Ma' scet instrument méchanique, tout au contraire de tous les autresque j’ai déja spécifié , reçoit toute la puissance ou le mouvementqui lui est imprimé, ôc le retient jusqu’à ce qu’il soit en liberté, o aqu’il ne soit plus tendu au-delà de ce qu’il ctoit, ou forcé par u nepuissance plus grande ; mais alors au lieu d’aller en avant fêle ' 1la direction où il a été mû, il recule ôc agit dans une directio * 1contraire ; ôc par reattion il agit avec toute la puissance ôc I emouvement qu il a reçu fur les corps qu’il rencontre dans f 3route à mesure qu’il recule , ôc il les entraîne avec une grandevitesse , comme ayant reçu toute la puissance qu’il a parla tensic ' 1que la force qui a bandé l are, lui a imprimée. Par ce moyen tontela force du bras qui a été employée à bander l’arc d’un côté , ssubitement communiquée par l’arc à la flèche du côté oppose ice qui la fait mouvoir avec cette grande vitesse lorsqu’elle estdéchargée, continuant son mouvement par la premiereloi. M fon peut demander, comment il peut arriver que l’arc qui cn lCbandant ou le tirant n’est mû que par un mouvement lent ^pesant ( ôc qui même souvent est arrêté pendant quelque ten 1 *sans aucun mouvement) retient cependant une si grande quand 10de mouvement qu il en produit un très-rapide, ou qu’il agit avc c