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Tome premier.
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Notes sur!"t Ve. Leçon.

4*3 COURS DE PHYSIQUE

Au lieu que toutes les planètes ont les plans de leurs orbites dans celuide l’éclipnque ou fort près, le plus incliné ne sonnant avec elle qu'u"angle de peu de degrés ; les comètes ont leurs orbites inclinées à l’éclip"tique par de très-grands angles, se mouvant vers toutes les parties du ciel.&. par ce moyen elles sont moins sujettes à troubler les planètes, parcequ’elles ne reviennent que deux fois dans leur révolution au plan del'écliptique, & lorqu’ellcs sont dans leurs aphélies , fort éloignées du soleil ;elles sont aulìi fort éloignées les unes des autres, & par-là peu expolées às’aidrer l’une l’autre avec une force suffisante pour déranger sensiblementleurs orbites mutuelles ; car lorsqu’elles le meuvent fort lentement dansleurs aphélies > elles font tirées ailèment hors de leur route ordinaire.

Les comètes sont notablement moins denses que les planètes ; car iì elle sétoient auiíi solides , elles n’auroient pas ces queues, que l’on obiersloriqu’elles sont aíîèz proches du soleil pour en être échauffées avec un degi'fde chaleur, un peu moindre que celui de la planète de Mars : ces queuesétant des vapeurs élevées de leur noyait ou globe , etr sorttfc'qu’elles formenlune fort grande atmosphère, dont les particules étant poullêes du côté q^est oppose au soleil , sonnent cette Apparence qu’on appelle la Queià >lorsqu’on la voit à angles droits ou lous un plus grand angle ; on la nomn^Barbe , lorsqu’on la voit obliquement, & Chevelure lorsqu’on la voit à U0 eli grande obliquité, qu’elle est presque dans la ligne de Ion axe , en sor 12que la vapeur paroît environner la comète comme une Perruque ou une Têt 1à cheveux. Et ces trois apparences viennent de différentes postions de I 3terre à l’égard de la comète ; car une queue de la même grandeur varie p afraison d’optiquç selon la position de l’œil.

Mais alors la queue en elle-même change continueUetnent ; car souvef 1la comète commence à paraître lans aucune queue sensible, & la queu ese forme par degrés & croît continuellement, à mesure que la comète s'affproche plus près du soleil ; la plus grande de toutes se voit lorsque la cornesvient de palier par le périhélie , ayant alors reçu son plus grand degré ^chaleur.

Si les espaces celestes où les comètes se meuvent, n’étoient pas vui<so sde matière, nous ne pourrions pas voir leurs queues, parce qu’elles sont 0beaucoup moins deniés que notre air, puisqu’onpeut voir clairement à travt'j 5queues les étoiles fixes. Comme nous voyons la lumière du soleil réflcd lie

les i

ot‘

par ces particules qui flottent dans l’air , lorsqu’un rayon du soleil de t .2 pouces de large entre dans une chambre obscure; ainsi voyons-nou*lumière des rayons du soleil qui nous est réfléchie par les particules ° eSqueues des comètes, parce qu’il n’y a point auprès d’elle d’autre nJ atíesp

sot

sensible : car s’il y avoit une matière celeste tout autour, quoiqu’elso {50000 fois plus rare que notre air, elle réfléchirait aflèz la lumières 0 ^

éclat q 11

confondre celle qui est réfléchie de la queue de la comète par uu cu»- .* tsoroit impossible de distinguer : dç sorte que les comètes ne paroît 1 ' 01 'pas avoir aucune queue, ou tout au plus elle soroit très-petitc.

Les particules ou vapeurs qui forment la queue paroistènt être au c ^menccment lancées par la comète ; mais du côté qui est vers le soleil e

revient