Notes sur]a V e - Leçon.
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47 6 COURS DE PHYSIQUE
feu Comte d ’Orrcry ■, & ensuite plusieurs autres, avec des additions d ?s° ninvention. Le Sieur Richard Stede , qui n’avoit aucune connoiífance de lamachine de M. Graham , croyant rendre justice dans un de ses Ouvrages,au premier qui l’avoit fait construire, ausii-bien qu’à ^inventeur d’un im"trument aussi curieux , le nomma un Orrerk , 8c attribua au Sieur ]•Rowley , la gloire qui étoit due à M. Graham.
Depuis ce tems-là les orreries ont été fort en vogue 8c exécutées aveíbeaucoup d’ornemcns, d’abord par le Sieur Rowley , 8c ensuite par d’autre 5Faiseurs d’instrumens ; mais l'addition des autres planètes 8c des satellites,que les Ignorans ont regardé comme une perfection, ne donne que desidées confuses 8c fausiès, quant aux distances 8c aux proportions de l 3grandeur de ces corps ; ce qui arrivera toujours , tant qu’on placera dan 5la même machine l’orbite de la lune autour de la terre , avec les planète 5principales 8c secondaires. Le système général ( où notre terre n’occup®qu’une petite partie ) doit être représenté par lui-même. Le soleil, la lut> e& la terre, doivent aussi être représentés séparément, & le système d’ust eplanète principale ( comme jupiter par exemple ) avec ses satellites dan 5leur vraye proportion de grandeurs & de distances, doit être reprélen^
séparément.
Ces considérations ( & le désir de donner une vraye notion des phefl 0 'vaincs célestes de la maniéré la plus claire & la plus expéditive, aux pet"sonnes qui me sont l’honneur «.falsifier à mes Cours de Physique Expét 1 "mentale ) , m’ont porté à imaginer 8c à construire un mouvement ave ctoutes les qualités requises ci-devant, pour pouvoir montrer dans la vray eproportion tout ce qui se peut représenter dans une machine céleste.
Je Lai composée de plusieurs parties que l'on peut mettre l'une s*4 fl’autre, 8c séparer successivement, 8c je l’ai nommée Planétaire. Je va ;íen donner la description ; mais avant que d’entrer en matière, je prieLecteur de jetter les yeux sur la trentième Planche , qui contient la Figu r ®abrégée du système solaire de M. Wh\flon , 5c qui le mettra au fait d e>distances moyennes , grandeurs , periodes, quantités de matière, révolu"tions autour des axes, densités ôc vitesses moyennes dans leurs orbite 5 ’pour toutes les planètes principales Sc secondaires , avec les orbites ddifférentes comètes , 8c les periodes de trois d’entr’elles. Je ferai íèu! e 'ment quelques remarques fur cette figure,fans lesquelles on risqueroit de to* 11ber dans l’erreur.
1 . Quoique la distance des planètes au soleil y soit marquée ^milles, il ne faut pas s’imaginer que l’on puisiè mesurer leurs distances just] u .la pr*W,íon de quelques milles , comme on peut réellement mesuresdistance de la lune , parce que le demi-diametre de !a terre ( dont 0connoît la quantité en milles ) , étant environ — de la distance délaies’est une mesure suffisante pour cette distance ; au lieu que c’est à peis> evingt millième partie de la distance du soleil, 8c que par conséquent ene suffit pas pour la mesurer. II y a à la vérité d'autres méthodes f"parvenir à connoître la distance du soleil, comme par la parallaxeMars j mais aucune ne peut nous aflurer d’un plillion de nulles.