Notes forla. Vie. Leçon.
Vol. i. PlancheH.Fig. i.
Planche 6 °.Figure 10.
64. COURS DE PHYSIQUE
Pierre van-Muschenbrosl ^donc je trouve les objections si forces, qu’elles mé-ritent bien que j'en faste mention. Je répondis à ces objections par une lettrelatine que j eus l’honneur de lui écrire alors ; & comme il convient au desseinque je me siiis proposé ici de répeter les mêmes choses que j'ai dit dans cettelettre, je vais donner la traduction de tout ce qui est contenu dans la mêmeLettre relativement à la question présente , quoiqu’en quelques endroits je nefais que répéter quelques-uns des argumens précédens end’autres termes.
„ Pour vous rappeller mon expérience, ouvrez mon Livre ( vol. 1 ) & jet—» tez les yeux fur la premiere figure de la planche 24. La piece plate ABCD,» étant suspendue par quatre cordons & élevée de son point le plus bas t au„ nombre 1 2 , est subitement abandonnée pour faire ses vibrations : en même„ te m s on fait tomber le poids W fur la platine, lorsqu’elle est dans le point,» le plus bas de son mouvement, ouau milieu de sa vibration , & le Corps,> composé de la platine &du plomb W, monte au degré 6 vers F. J ai dit que„ la raison pourquoi cette double masse n’arrive pas au degré 8,48 -f- com-»» me elle devroit le faire selon notre opinion , ne venoit que d u frottement;» voici ce que vous répondez : Si votre estimation des forces est juste , d'ou vient-„ que la majfe arrive tout-a-fait au stxièrne degré? Le frottement na-t-il rien à», faire ici ? Il y a ici ttne cause évidente , ou en est l effet ? Lfuelque petite que», cette cause puijfe être , elle doit retrancher une partie vistble de la vitesse 6 . J’a-„ voue que cette objection m'arrêta d’abord , mais toutes réflexions faites, je» répons qu’il n’y a point du tout de frottement dans ce cas, & que 11’y ayant», point de cause, il ne doit y avoir aucun effet Ce que je dis vous surprendra», sans doute; mais lisez avec attention ce que je vais dire pour expliquer ce», paradoxe en peu de mots. Soit siiípendue par les fils pppp (planche 6 . Fig .», 1 o ) la platine décrite ci-devant A B D C qui pèse deux livres, dont le côté„ inférieur a une dent ou demi-cylindre e , qui a son axe perpendiculaire à», la ligne AB. Soit auíïï un parallélépipède RR du poids de deux livres,dont„ la surface est traversée par des dents ou élévations demicylindriques abed-y», & que ce parallélépipède soit immobile. Si l’on fait maintenant tomber la», platine du douzième degré marqué sur 1 arc gradué le long de sa vibration,„ la dent e rencontrant les dents a ,b, c, d souffrira une résistance, & elle la», surmontera par la force du mouvement de la platine, & ce cahos de la pla-», tine retardee par ía résistance, se nomme son frottement . Ce frottement em*,, pêche la platine de s’élever à 1 2 du côté opposé. Mais 6 l’on fait le paralle-„ lepipededune autre maniéré, ení'orte que ses dents soient mobiles & qu’ese„ les entrent dans des creux, ( tels que ceux qui font ponctués dans la figure)», étant forcées à se tenir droiteí'un peu au dessus de la surface w R par le», moyen des ressorts s S , s S , j S , s S ; alors fi la platine tombe du douzième„ degré, pendant qu’elle court fur la surface n R, ía dent e poussera succeslse», vement en bas les dents a, b, c., d, & etant retardée par cette résistance,», elle n’arrivera pas au douzième degré de l’arc gradué. C’est là un frottement», d’une autre espece ; mais il n’y a ici aucun autre frottement que de ces deux»> especes, qui font capables chacun d’user les petites parties des Corps qui„ frottent; car les Corps qui roulent fur la surface des autres Corps , ou paí-», sent en fautant sur les éminences trop roides, ou abaissent par la force de„ leur mouvement celles qui ont du ressort, & fl s perdent une partie de leur
propre