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Tome second.
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expériences où ils ont fait paroître peut-être plus d’esprit que dans ceux qu’il a

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COURS DE PHYSIQUE

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avancés lui-méme. Comme c'est ici la question la plus contestée fur cette ma-tière , nous allons l’examiner à fonds : nous proposerons d’abord les argumensqui paroissent démontrer f ancienne opinion, & nous tacherons ensuite de con-sidérer sans partialité ce que ces Auteurs ont avancé contre elle.

6;. En premier lieu, tout le monde convient, que dans la collision desCorps, faction & la réaction font égales , & les défenseurs de la nouvelleopinion avouent que la force gagnée dans la collision par un Corps, est per-due par l’autre , & qu’au contraire ce que f un perd, l’autre le gagne. Voyonsdonc quelle est la'mesure qui s’accorde mieux avec ce principe ; & parce quequelques-uns des Auteurs qui font pour la nouvelle opinion, refusent de re-connoître la possibilité de l’existence des Corps durs, examinons celles deceux dont le ressort est parfait. Nous serons obligés de faire quelques sup-positions qui feront reconnues vraies de part & d autre.

Planche 7. 64. Supposons avec eux que le Corps A se meut avec une vitesse V,& que

ï'g- 5 - par sintervention des ressorts il commence à agir fur un Corps égal B en re-

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pos. Puisque les ressorts ajoutent à B la force qu’ils retranchent de A , toute laforce qui est tirée de A C Planche 7, Fig. J ) doit fe trouver accumulée dans B :mais il est certain que lorsque la premiere période de faction des ressorts acessé, c’est-à-dire, lorsqu’ils font arrivés à leur plus longue compression, lavitesse de A est réduite à la moitié de ce quelle étoit au commencement, c’est-à-dire , à I V , & la vitesse de B étant égale à celle de A dans ce moment dekems ( la vitesse respective des Corps étant alors détruite ) doit être égale àla même vitesse. La force de A, selon la nouvelle opinion, étoit au com-mencement V V , & elle est maintenant A V X j- V = 1 V V , & par consé-quent la force que A a perdue doit être | VV. Le Corps de B a acquis unevitesse I V , & par conséquent, selon leur mesure , une force 1 VV, qui n estque le tiers de celle que A a perdue, sçavoir d. VV. Donc , selon leur mesure

des forces, faction & la réaction ne font pas égales, puisque le Corps B n’ac-quiert que le tiers de ce que A a perdu; au lieu que, conformément à ce quenous avons cité d’un fçavanc Auteur qui soutient la nouvelle opinion ( dansl 'Art. 47 ) la diminution ou l’augmentation de lune est l’effec immédiat dela même dans f autre, & la somme des forces 11e seanroit souffrir le moindrechangement par faction mutuelle des Corps. On peut faire voir de la mêmemaniéré, que dans tout autre moment de tems pendant la durée de factiondes Corps f un fur fau tre, la force acquise par B, est moindre que la force per-due par A, selon leurs mesures des forces , jusques a ce qu’à la fin factioncesse, & alors, selon f une & l’autre mesure, la force de B se trouve égale àla force que A a perdue- *

* Ce raisonnement n’est pas concluant tant que les ressorts n’ont pas achevé ,1’agir &alors les deux opinions fe trouvent véritables, fa vitesse multipliée par la masse étant com-MS le Momsntum , & le quarte de la vitesse multiplié p ar i a masse étant «mime la force. '

63. SI