EXPERIMENTALE. . 93
íister, par laquelle chaque Corps fait effort, autant qu’il lui est No tes furpossible , pour persévérer dans ion état présent, loi t qu’il soit en la Vie. Leçon,repos, ou qu’il se meuve en avant uniformément en ligne droite.
Cette force est toujours proportionnelle au Corps dont elle est la force ,
elle ne diffère de {inactivité de la maffe , que dans notre maniéréde penser. Un Corps par l'inaílivité de La ?natiere ne peut pas fansquelque difficulté etre mis hors de son état de repos ou de mouvement.
C est pour cela^que cette vis iníìta fe nomme par une expression très-èncrgique vis inerthe.
On voir maintenant par le §130, cité ci-devant, que ces Mes-sieurs avouent qu’un Corps reste en repos, & fait effort pour'empêcher d'être mis en mouvement par la force dlïnertie ; &. l’onvoit aussi par le § 131. de W olf cité ci devant, qu’ils avouent"qu’un Corps étant une fois en mouvement résiste pour empê-cher de changer d'état ; c'est-à-dire, de se mouvoir uniformé-ment par {ct force dl inertie , qui par conséquent suffit pour conser-ver éternellement ce Corps dans un mouvement uniforme 3 jus-ques á ce qu’il. survienne une nouvelle cause, C’est là la vraie’idée que nous devons nous former de la force d’un Corps déja’en mouvement, soit qu’on l’appelle avec Newton , vis inertiœ , ouïavec les Sectateurs de Leibnitz^ r vis motrix..
* 9 - Ce que notre Auteur appelle d’après Wof, vis viva ( ouïforce vive jointe au mouvement actuel ) n’est autre chose queinfita d’un Corps en mouvement, définie ci devant par Newton %i& pour le prouver, il nous suffit de citer les propres paroles decet Auteur ( §. 47'. ) » Lorsque je parlerai de 1 & force vive qui est"
» toujours jointe au mouvement, il est évident ,.par fa défini-«don (voyez Wof$. 3 57;) qu’en considérant cette force vive ^
» je ne parle que des forces qui existent déja dans le Corps lors-53 qu’il est en mouvement, faisant par conséquent abstraction de'
« la communication du mouvement : & je n’ài égard qu’à cette’
« force, qui est dans le Corps en mouvement , lorsqu’il íe meut
Hase semper propottionalis- est su© Gorpori, neque díffert qiiidquaro affinertia massie, nid in modo concipiendi. Per inertiam rnateria:, fit mCorpusomne dé statu íuo vel quielcendi vel movendí difficulter deturbeturundeetiansìvis iníìta, nomîne fignificantiffimo, vis ìnertiá. dicî poíïït.
Cum vim vivam dicam, quL cum-motmactuali conjuncta est ( per ejiís?définit. ) patet eam vim mihi in prustntiamrn confìAeranàam ejfe de vi viva acta-'PO ì qnAjam Corpori moto inest j ptoindè abstralio à communicatione motus at—
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