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Tome second.
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EXPERIMENTALE. 95

motrices ou injìtœ ) on doit supposer les tems t & T égaux , par Notes furce qui vient d’être dit, auquel cas V : v : : E : e : : CM : cm , exac- la Vie, Leçon,tement l’ancienne opinion, qui trouve ici une nouvelle preuve * * * * * «& pr ~ % « f °*****^par les principes dynamiques de notre Auteur.

5°. De là il fuit évidemment, que tout ce qui est contenudans le premier chapitre de la dissertation de notre Auteur ( lesquatre principaux théorèmes que nous avons cités ci-devant) oùl’on suppose les tems T & t différens, ne sçauroic se dire desforces des Corps en mouvement ( vires motrices ou infita. )

6 a . Mais si l’on suppose que dans le § ; ; & 5 6 de notre Au-teur, les forces qu’il entend & qu’il exprime par V & v fontcelles qui mettent le Corps en mouvement , ou qui altèrent lemouvement qu’ils avoient déja, & qui exigent toujours le tems ;c’est-à-dire, les forces que Newton appelle vires ìmpreffa èc qusiìdéfinit de la maniéré suivante , L. ï. des. 4. » Vne force imprimée« ejì une aíiion formée fur tin Corps , pour changer son état de repos» ou de mouvement uniforme en ligne droite. Cette force ne consiste« que dans la feule action -, car le Corps persévère dans tout état» qu’il a acquis par la seul q force £ inertie ; les forces imprimées” ont différentes sources , elles peuvent venir du choc de la-» pression, de la force centripète. „ II est bien vrai qu’on doit te->5 nir compte des tems T 6c t pendant lesquels ces forces font sup-posées agir ,. &c l’expreffîon de ces vires impreffee ou forces impri-mées , fera comme dans le § 3 5 de nocre Auteur, íçavoir V - V -ELíTuCMírïraT:^: 1 ;.

7°, Le paralogisme de la démonstration de notre Auteur dans*son § 56 consiste en ce qu’il introduit dans cette derniere ex-pression les vitesses C c , à ía place des tems ? & T. Cette substi-tution n’est vraie &, ne doit être accordée que dans le seul cas-ou par les lettres V Le v on entend ( non pas les forces des Corpsdéja en mouvement, vires motrices ©u ì n fit as • paree que, tommenous savons fait voir dans la quatrième remarque, elles ne soi-"venc pas la raison des tems de leurs actions ou de leur continua-tion ) mais les forces imprimées, vires impreffa qui agissent fur

Philofophia na-turalis principia Mathematica , Lib. 1. Def. 4. Vis ìmprefja

*fl acïìo in Corpus exercita T ad mutandum ejus flatum vel quiejeendi 3 vd mo-

vendi uniformiterin direEìum,. Consistk hase vis in actione fol à, neque poil

aílionern permanet in Corpore. Persévérât enîm Corpus in statu omni nova

per solam vim inertie ; est aucem vis impreffa diverferum originum , ut exictau

ex pressions,, ex vi centripeta*

*