EXPERIMENTALE. . 97
l'ancienne opinion ( sous le nom de Cartésiens) de négliger la rai- Notes fur lason des rems, dans le calcul des forces, concre les principes de Vis. l .econ.Dynamique, qu’il dit qu’on ne peut pas désavouer. J’ai faic voirdans la cinquième remarque avec quelle restriction on doit luipastér ses principes dynamiques; mais quant à l’accusation pré-sente, nous sommes si éloignés de la faute qu’il nous reproche vque c est en conséquence de ce que nous avons égard aux tems jque nous soutenons que les forces imprimées ( vires imprejsœyfont comme les masses multipliées par les vitesses des Corps q réel-les mettent en mouvement, si elles agissent dans des tems égauîtLe que ces forces font comme les produits des masses & des vi-tesses divisés par les tems, si les tems de leurs actions En t dif-férens ; 6c c’est ausiì en conséquence de l’égard que l’on doit avoiraux tems, que nous continuons à soutenir que les forces desCorps déja en mouvement (vires motrices ou infitœ) sont toujoursproportionnelles aux momenta 5 ou en raison des produits desmasses par les vitesses parce que, soit que les tems pendant les-quels on prétend que ces forces agissent fur les Corps, soientlongs ou courts , ces Corps produiront le même effet dans chaqueinstant de la continuation du mouvement, & par conséquent,les forces inhérentes à ces Corps ne croissant ou ne décroissantpoint, dans aucune raison des tems, ces tems doivent être pareux-memes supposés égaux , ou entièrement hors de l’expreffiondes forces inhérentes à ces Corps raouvans. Notre Auteur ajou-te , avant que de finir, qu’il pourroit éclaircir fa théorie par ungrand nombre d’exemples, dans les Corps qui n’ont point deressort, aussi bien que dans ceux qui en ont ; mais il les reserve àune autre dissertation -, celle.ei n’étantqu’une démonstration gé-nérale de la mesure des forces, tirée des principes de Dynami-que, ou il compte d’avoir parfaitement réussi ;car il conclut patdes actions de grâces qu’il rend à Dieu ( apparemment en recon-naissance de ses succès ) en ces termes : A Dieu très-grand & très-ton , soit rendues gloire , honneur ér louanges , éternellement :
Amen.
Malgré cette grande confiance de notre Auteur , s'il a écritfa Préface après fa dissertation ( selon f u sage de la plupart desEcrivains ) il doutoit encore si cette démonstration ( ainsi qu’ílRappelle) iuffiroit pour entraîner dans la nouvelle opinion tousses sectateurs àç l’ancienne. Car il dit dans cette Préface, qu’auCas que cette dissertation n’ait pas l’effec dçsiré, » il a encerçT orne II, N