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Tome second.
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EXPERIMENTALE. . 99

Car là dispute sera bientôt terminée , si l’on sait attention, qu’il jvj 0TT ; S f ul . j afaut distinguer deux sortes de forces 5 l’une que nous concevons vie. f açon,exister chaque instant dans un agent ( tel qu’un ressort, ou unCorps qui est déja en mouvement) laquelle force, selon moi,doit conserver le nom de vis infta ou force a u momentum ou à laquantité du mouvement qu’eíle peut produire dans le mêmetemsj l’autre force est celle que ces Messieurs, qui suivent l’opî-nion de Leibnit s;, considèrent dans un agent ( tel qu’un ressortou un Corps en mouvement ) & qu’ils mesurent par l’effet totalque ces ressorts ou Corqs en mouvement peuvent produire ; jus-qu’áce que la force ou le mouvement qui produit cet effet, soit to-talement anéanti, sans aucun égard au rems employé à produire:cet effet, ou à la destruction totale de la force qui le produit. Jeconçois qu’on peut aussi donner à cette force le nom de force ac-tive ( visacíiva), comme rappellent les sectateurs de MonsieurZeibnitt^. Si l’on a égard,comme il convient, à cette distinction ,on fera voir aisément en quel cas on doit considérer les forces Scleurs effets dans le premier sens ou dans le second : comment on.peut rendre compte de tous \es phénomènes par l’une ou l’autremesure des forces -, & comment quelques expériences qui sem-blent favoriser l’une des deux opinions plutôt que l’autre, s’ac-cordent pourtant avec toutes les deux, lorfqu’on a bien égard àla distinction donc je viens de parler. Mais fi par l’opiniâtreré dcTun des deux partis , on ne faic pas attention â cette distinction& si l’on ne restreint le mot de force qu’à un sens unique, la dis-pute fera purement nominale, & chaque parti aura des argumenségalement concluans, pour faire voir que ce mot doit être en.rendu dans le sens qui assortit le mieux à la maniéré de calculerrespectivement. '

Je vais maintenant examiner les conclusions que l’on tire des creux faitsdans l’argile ou autres substances molles, par des Corps durs qui frappent con-tre ces substances.

II est certain que lorsque des Corps durs sphériques, cylindriques ou coni-ques , ont fait ( en tombant ou se mouvant dans une direction quelconque )des impressions ou des creux fur des substances molles qu’ils ont frappées, cescreux ont toujours été proportionnels au quarté de la vitelîe des Corps frap-pons. Les sectateurs de la nouvelle opinion considèrent ces creux comme lamesure de la force des Corps mouvans qui les font, estimant que la résistancede l’argile est comme la force des Corps frsppans; & cela est conforme à ladéfinition qu’ils donnent de la Force. Les sectateurs de l’ancienne opinion dif-fèrent des premiers en ce qu’ils considèrent les substances molles qui reçoivent

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