EXPERIMENTALE. 177
La seconde espèce de pistons de force est composée de crois LeçonVIIIcylindres de cuivre A, B, C ( Fig. 3 3 , 34 &: 3 3 ) qui peuventencrer à vis les uns dans les autres. Celpi du milieu B doit être planche 14.d’un diamètre presque égal à celui du tuyau, de maniéré à y Fig. 33. 3+. zs.glisier sans aucun frottement. Celui d’en haut A ôc celui d’en &c *bas C doivent être un peu moindres & égaux entre eux. II y adeux cuirs D & E,( Fig. 3 6 . &c 37.) qui doivent être mis entreces cylindres avant que de les arrêter à vis. Il est évident que sil'on arrête ainsi ces cylindres , & que les cuirs ( qui doivent êtreun peu plus grands que les cylindres de cuivre J Rappliquentd’eux-naêmes en se pliant en haut autour du cylindre supérieur A& en bas autour du cylindre inférieur B, iis deviendront préci-sément égaux en calibre à celui du corps de pompe ; ôc parconséquent ils empêcheront que l’air ne s’introduise dans lapompe par les côtés du piston. L’uiage du cylindre du milieu Best d’empêcher les cuirs de se retourner dans le mouvement. Cetteespèce de pistons de force a outre ce dernier avantage celui dontnous venons de parler, qui consiste en ce qu’il est exposé à beau-coup moins de frottement ; &c outre cela , comme les cuirs quilui íontappliqués peuvent être fort minces, ils font beaucoupplus doux que les cuirs épais, qu’on est obligé d’employer dansles autres. L’objectîon que l’on fait ordinairement contre lescuirs minces, est qu’il est très difficile de les faire entrer dans lapompe, a cauíe de la résistance du cuir inférieur. On peut évitercet inconvénient par le moyen d’un petit cylindre creux de boisou de métal de même calibre que le corps de pompe, & quis’y appliquera exactement au sommet. Si la partie inférieure dupiston de force n’est pas encore entrée à vis dans celle du milieu ,on pourra placer la partie supérieure & celle du milieu dans cecylindre creux, fans aucune difficulté ; & si alors on fait entrerà vis la partie inférieure avec son cuir dans celle du milieu &que l’on applique le cylindre creux au haut du corps de pompe ,comme ils ont le même calibre, on pourra faire entrer le pistondans la pompe, fans aucune résistance.
La meilleure maniéré de faire les pistons de force, est d’avoirun plongeur ou cylindre solide de cuivre As Fig. 39.) égal en +
longueur au corps de pompe, mais d’un diamètre un peu plus pe-tit, en forte qu’il puisse s’y mouvoir librement fans aucun frot-tement. Il faut avoir aussi deux petits cylindres percés de bronze,ou plutôt deux anneaux CC, DD {Ftg. 40. ôc 41 ) que l’on pla-Tome J J. Z