EXPERIMENTALE. , 333
La considération du feu & de la chaleur *est très - difficile :nous n’avons encore que très-peu d’idées de leur nature : & jecrois que les physiciens qui assurent qu’il y a un feu élémentaire(ou que ce feu est contenu dans tous les corps) s’avancent un peutrop. * Quiconque lira avec attention la statique des Kégètauxdu Docteur Hales , fera bientôt d'une autre opinion.
39. Le feu Docteur Brook Tajlor , cet homme sçavant Scingénieux a fait aussi bien que moi quelques expériences quinous portent à croire que la chaleur aiïuelle est à la chaleur sens -Jihle, comme le mouvement est a la vitesse. C’est-à-dire , que siune certaine quantité de chaleur qui échauffe ( par exemple )une quarte d’eau 8 c marque un certain degré de chaleur fur lethermomètre, étoit appliquée à échauffer le double de cettequantité d’eau ( par exemple ) deux quartes, le thermomètreplacé dans cette derniere quantité d’eau, ne marqueroit que la .moitié de la chaleur. Nous avons tiré notre Théorie des Expé-riences suivantes.
Nous fîmes construire deux vaisseaux cylindriques d’étaim Expériences 12gqui tenoient chacun un peu plus de six pintes, 8 c nous attachà- *3- h-mes en deux endroits d’une table trois pointes de fer pour arrê-ter des vaisseaux, a6n que la chaleur ou le froid ne fussent pascommuniques de la table aux cylindres ou des cylindres à lata e. Nous fîmes encore construire íìx vaisseaux cylindriquesde plus , mais avec des manivelles pour pouvoir tirer subite-ment l’eau bouillante. Deux de ces vaisseaux contenoient chacunune pinte ; le troisième, deux pintes ; le quatrième , trois pin-tes ; le cinquième, quatre pintes, & le sixième, cinq. Nousfîmes deux petits thermomètres à huile de lin, dont les échelless’accordoient parfaitement.
Lorsque la liqueur dans le thermomètre de Patrick étoit antemperé, elle étoit dans nos thermomètres à 10 dans l’eaufroide. Nous fîmes ensuite nos expériences de la maniéré sui-vante. i°. Nous plongeâmes l’un de nos vaisseaux d’une pintedans l’eau bouillante , & nous le vuidâmes dans .l’un de : nosgrands cylindres affis fur les trois pointes de fer. Dans cinq se-condes les deux thermomètres monterent à seize degrés. Nousplongeâmes dans la chaudière en même tems les deux vaisseauxd’une pinte, 8 c nous versâmes l’un dans le grand cylindre vuide,comme auparavant, 6c 1 autre dans l’autre grand cylindre, qut
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Leçon X-
* Note iii