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Tome second.
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EXPERIMENTALE. 403

ôc l’on y a joint un plus grand tuyau comme EM. Tout étant ainsi dispoíé ,on a tourné le robinet B pour faire sortir l’air de la fontaine ou boule decuivre , lequel passoit avec grande violence au dessus du mercure qui étoitdans le'bamn D E , 6 c fortuit ainsi par le grand tuyau E M. Alors, non seu-lement le mercure qui étoit dans le tube plongé dans D E, tomba de e en *,mais auffi celui qui étoit dans l’autre Baromètre descendit autant, c’est-à-dire,de/en <p. Or si son examine ceci dans la rigueur, on verra que ce n’est pas lemouvement horizontal de l’air au dessus du mercure, mais un enlèvementd’une partie de 1 air qui produit cet effet : car si l’on examine à côté de la Fìg.g. l’extrémite du tuyau C D 8c se commencement du grand tuyau E M repré-sentés par les memes petites lettres, on verra que sexcrémicé d (qui repré-sente D ) est continuée au dessus du mercure, 6 c qu’avec son bout qu’on a faitconique à ce dessein , elle entre un peu dans le grand tuyau em ( le même queE M J de forte que réellement le tuyau ne souffle pas fur le mercure en pleinair, mais qu'en écartant l’air en EM , il s'épuise une partie de l’air qui pressoirfur les deux bassins D E 6 c GF ; de-là vient que le mercure en e 8c /'descend ;mais il remonte Iorsqu’ou ferme le robinet, ôc ainsi de suite à chaque fois ,précisément comme il arrive lorsque le vent vient toutd’un coup à souffler &qu’ensuite, venant à tomber, le mercure remonte, allant & venant sort vîte„jusqu a ce que la tempête ait discontinué. Ceci s’éclaircira mieux si l’on con-sidéré un coup de vent qni souffle sur la surface de la terre , tel qu’il est re-présenté dans la figure suivante. Planche rz. Fig. 7 . Qqe DLM représentela circonférence de la terre 6 cCNOPDLM l’acmosphére , L un lieu parti-culier , par exemple, Londres. Supposant que le courant de l’air ou que le vent"W vienne de la main droite dans la direction W E : il enlevera une partie de1 atmosphère, par exemple, la partie A G C B, il la poussera en haut vers E 8cla c a cra vers F de force qu’il y aura , pour ainsi dire, un trou en G, & lacolomne d air BL, qui pressoir fur Londres , fera raccourcie & contiendramoins d air qu auparavant. Elle pressera moins le mercure dans le Baromètre& ainsi il tombera dans le tube ; mais à mesure que le vent vient par bouffées 'lorsque la bouffée sabbat, l’air revient de F, & remplissant de nouveau la ca-vité A G C B, la colomne au dessus du pays qui avoit été décharné devientplus pesante & pousse en haut le mercure dans le Baromètre. Or, pendant quele vent souffle dans la direction W E, tangente de la terre, comme nous sa-vons observe, les Habitans de Londres ne s’apperçoivenr pas du vent, paresqu ils font au dessous-, ils doivent pourtant s’y attendre par les indicationsque leur donne le Baromètre, 8c peut-être qu’ils s’en apperçoivent par lemouvement des plus hautes nues avant qu’il soit sensible en dessous. Pendantroute la tempete le mercure va par secousses, jusqu à une demie-heure peut-être avant qu elle finisse , ou il n e danse plus, mais il monte fort vîte, Car sup-posons qu’ators le vent souffle dans la direction w e , quoiqu’il soit encore sensi-ble aux Habitans^enL , la hauteur de la colomne L 3 fera alors fixe & déter-minée, parce qu il n y a plus de nouveau vent qui souffle dans la directionWE, pour troubler 1 atmosphère en B, Comme il n’y a point ici d’augmenta-tion & de diminution alternative dans la pression , le mercure, ne danse plusdans le Baromètre, mais n monte uniformément par l’introduction de l’airq»! avoit été déplacé & PS chaque retour d’une bouffée de vent avoit empé-

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Notes sor UXe. Leçon.

Planche r,;.'Figure 7-