EXPERIMENTA. .LE. 407
Dans le N c . 4. Raftins dic », Voyons maintenant & examinons en peu de jq OTEs su r h», mots, en quoi Desaguliers & Leibniz font opposes dans cette affaire. Nous Xe. Leçon.
»> croyons que tout roule fur ce point; sçavoir, que le principe & l’expérience , ,j-— —— -„ de Leibnitz sont íe sujet de la dispute; Deságuliers par ses objections ne fait„ rien moins que d’atcaquer le principe ou cette proposition : Les Corps en„ tombant ne gravitent pas ; c’est-à-dire, qu’il nie directement tout ce que la„ démonstration suppose ou qu’il prétend faire voir que c est un paralogisme;
»> & par les choses qu il allégué il tâche d’en conclure quelques principes hy-„ drostatiques qui detruiroient cette premiere proposition. 11 dit , soit A B le„ fonds d’un vaisseau, &c.
Je ne dis pas cela en mêmes termes, mais ce que je prouve revient à ceque je vais dire : Les corps qui tombent dans les fluides gravitent pendant leurchute & cela avec un poids égal à 1 excès de leur pesanteur spécifique, &
]e momentum qu ils perdent par la résistance du fluide où ils tombent, se com-munique au fluide de maniéré que la colomne qui est en dessous pèse plus for-tement fur le fond : & íi le corps dans fa chute parvient à un mouvement uni-forme, le fond fera autant pressé que si le corps étant tombé par toute la hau-teur du fluide, étoit déja en repos audit fond.
Ensuite au N®. 5. Raflìus fait une difficulté sur la colomne d’un fluide quiest hétérogène; comme si je n’avoîs pas averti que c’est là le cas de l’atmos-phere. Mais la démonstration du paradoxe hydrostatique a lieu ici,puisqueí’atmosphere est composée, pour ainsi dire , de différentes couches dont lespesanteurs spécifiques diminuent à mesure qu’elles font plus hautes, exceptédans quelques cas extraordinaires , tels que ceux dont nous avons parlé n s . 7de cette Leçon.
Que si dans un tems quelconque les couches ne font pas placées selon leurpesanteur specifique , elles auront bientôt cette position : & l'on peut pro-duire des exemples ou la pression restera la même, quoique l'échelle de la den-sité de 1 atmosphère ou la somme de toutes les densités soit altérée.
Supposons une colomne de l'atmosphere tellement resserrée quelle ne puisse piasche
communiquer avec aucune autre colomne latérale : ce qui arriveroit si ABCD Fig. 9. ^
étoit une tour qui renfermât cette colomne & qui s'écendit jusqu’au haut del’atmosphere, étant ouverte par le haut. Supposons une autre colomne en de-dans de celle-ci & que toute la grande colomne diminue en densité depuis BCjusqu en AD. Si l’on fait entrer un corps assez grand, comme K, au milieu dela grande colomne, &c que ce corps soit spécifiquement plus leger que la par-tîe ae I atmosphère dont il occupe la place dans sefpace nilomn y comme ildoit arriver lorsqu un nuage leger monte avant que d’être arrivé à son lieud’équilibre : je dis qu alors le fond EF est moins p resté qu’il ne l’étoit ( quoiquela hauteur AD reste la meme)p a rce qu’il y a moins de matière dans la co-lomne GEFH qu auparavant ; mais cela n’arrive que dans le cas où le nuageremplit tout 1 espace de la tour q u j s’écend Je n à 0 : car s’il ne s’étend pasjusqu aux parties de la tour, & s il laisse un passage comme z f ou / rn , quoiquece nuage soit plus large que a colomne GEFH donc il- sépare la partie supé-rieure de celle d’en bas ; la pression s’étendra de GH à EF par ikSc lm , quoi-que lechelle des densités íoit altérée dans GEFH, ôc EF fera pressé comme if