EXPERIMENTALE. 417
métré ordinaire, un dixième de pouce de ia chute du mercure, répondra à Notes fur taune hauteur de dix-huit pieds; & par conséquent cet instrument pourra être Xe. Leçon,uciie pour prendre le niveau des pays éloignés. Mais l’expérience ma apprisque ce baromètre n’est pas bon dans la pratique; parce que comme le tube estd’un très-petitcalibre, l’attraction de cohésion qui fait adhérer le mercureautube, détourne son mouvement occasionné par la pression différente de Ijat-niosphere ; de maniéré qu en arrêtant plusieurs fois successivement ce Baro-mètre dans le meme endroit, il différé souvent d’un dixième de pouce ou mê-me“pius ; & si on le secoue, comme on le fait ordinairement asin qu’il marquejuste, le mercure fe lépare souvent, & l'on en voie une goûte qui s’éloignedu reste ; de forte qu’il est moins utile dans la circonstance présente, que leBaromètre ordinaire.
M. Etienne Gray a souvent fait un Baromètre trcs-sensible, de la maniérésuivante : II arrête un tube AB ( Planche r Eig. 11. ) dans une bouteille CB P} atlcIieCe tube est d’un tres-petit calibre , ouvert aux deux bouts & bien cimenté au l f ‘col de la bouteille en C. Ayant eníuite échauffé la bouteille avec la main pouren tirer un peu d’air , il plonge le bout A dans l’eau teinte de cochenille : deforte qu’à mesure que l’air se refroidit dans la bouteille C B, une partie del’eau rouge est forcée d’entrer dans la bouteille : ensuite plaçant cette bouteilledroite comme on voir dans la figure , la liqueur qui est dans la bouteille s’ar-rête en B (au-dessus dubout du tube) & celle qui est dans le tube s arrête enD; mais s’il faut qu’elle se tienne plus haut ou plus bas que D, on la fera ve-nir où l’on voudra en succant ou en soufflant en A.
L’instrumenc étant ainsi préparé , si ou le place d’abord à terre, & si l’onglisse dans le tube jufqu’en D un anneau à ressort de fil de # fer délié, pourservir d index , & qu’eníuite on le place sur une table ou sur un autre endroitp us e eve prestjue d'une verge ( ou de ; pieds) on voir que la liqueur montelenliblement. Je l'ai vûe monter d’un quart de pouce, lorsque la bouteille n’é-tolt que dune verge plus haute qu auparavant ; de forte que la colomne del’atmosphère qui pressoir le tube, lorsque la machine étoit à terre, n'étant rac-courcie que de trois pieds. fut tellement contrebalancée par l’expansion del’air dans la bouteille eu B, que la liqueur s’'éleva d’un dixième de pouce au-deíius de D. Il faut avouer qu’il y a une grande incertitude dans cet instru-ment; car comme il est Thermomètre auílì-bien que Baromètre^ la chaleur dela main qui le touche ou même qui s’en approche, le feroit monter ; si l’airqui est dans la bouteille avoir été froid auparavant. C’est pour cela que M. Graymettre la bouteille CB daus le vaisseau F E qu’il avoit rempli defable, asin qu en élevant l’instrument & le portant en haut & en bas, l’air quiest dans C B put continuer dans le même état & que la machine ne fut qu unBarometn durant l’expérience. Cela paroîc d’abord bien imaginé pour un ins-trument à prendre les niveaux de diftèrens pays ; mais en l’examinant de près,on voit que cet instrument est sujet à etreur : car en premier lieu , quoique lefable ne soit pas altéré subitement dans fa chaleur ou dans son froid , cepen-dant en deux ou trois heures , lorfqu’on l’a porté dans un lieu plus chaud ouplus froid , il doit devenir de même plus chaud ou plus froid , & le moindreegre de chaleur ou de coid communiqué à l’air CB', doit altérer la hauteuroe la liqueur en D. Borique 1 instrument est fait de maniéré à être aussi sen-T orne J J, Ggg