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Tome second.
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473
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EXPERIMENTALE. 473

Pompe foulante, la chandelle reprit ses forces & brûla enfin aus- Notes sur lasi bien qu’en plein air. Lorsque j’eûs cessé de pomper, la flamme Xle. Leçon,de la chandelle diminua de nouveau ; mais lorsqu’elle fut prêté—á.s’éteindre, je la fis renaître en y forçant de l’air nouveau avec

la machine.

Lorsque les vapeurs dans les mines font plus légeres spécifi-quement que l’air commun j, il faut les tirer de la mine pour lapremiere expérience.

Lorsqu’elles font plus pelantes que l’air commun, il faut lesattirer par la seconde ou troisième expérience.

Loríqu’on a pratiqué yn canal d’une mine à une vallée éloi-gnée , pour en décharger l’eau, ou pour s’épargner la peine del’élever au haut de la mine, on creuse ordinairement des puitsperpendiculaires depuis la surface de la terre jusqu’au canal ,pour empêcher que les travailleurs ne soient suffoqués lorsqu’ilscreusent le canal, ce qui ne íe fait pas fans de grandes dépen-ses 5 mais pour l’Expérience quatrième on peut pousser en basde l’air nouveau jusqu’aux Travailleurs, afin qu’ils continuentd’avoir la respiration libre & qu’ils conservent la lumière de leurschandelles 5 par ce moyen on épargnera la dépense des puits per-pendiculaires. ' .

On a trouvé par diverses Expériences qu’un homme peutrespirer un gallon d’air par minute , &c qu’une chandelle de sixa la livre peut brûler a peu prés auffi longrems dans la mêmequantité d’air -, de forte qu’unc grande machine peut fournir del’air avec abondance pour entretenir les chandelles, & le tra-vail d’un grand nombre d’hommes dans une mine.

Ces machines travaillent avec une grande facilité , parcequ’d n’est pas nécessaire d’éloigner la pression de i’atmoíphére.;il suffit de donner une vitesse a une eípéce d’air pour le substi-tuer a une autre espèce.

Le .*5 u . ne réussit pas dans tons les cas, quoiqu’en certains casil puisse tirer 1 air corrompu des mines avec succès ; parce qu’ily a plusieurs sortes de vapeurs .qui éteignent le feu, Sc que quel-ques-unes fulminent ôt sont dangereuses lorsque le feu s’en ap-proche ; même dans l’air commun en repos , le feu ne s’yconserve pas longtems.

On s’est servi quelquefois de grands soufflets pour parvenir àce but ; mais ils exigent une force beaucoup plus grande pourproduire lè même effet, ôc ils ne sçaurosent avoir l’avantagedeT orne II, O o ó