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Tome second.
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E X PE RI'MENTALE. 4^3

avancer vîro-c & trente fois plus vîte que les anciennes, Comme Leçon XII.je ícavois.que-la choie étoit impossible , Lc que le Gentilhom- '-***^™^ Jme ne voulut pas me montrer ce modèle, je priai un de mesamis très-intelligent de l’examiner, lequel me répondit que lemodele destiné à représenter les voitures ordinaires , Lc avecqui on comparoit la nouvelle machine , étoit très-mal fait 8csept ou huit fois plus mauvais qù’il ne devroit être , avant sesroues & son aiffieu très-irréguliers ; de forte qu’en effet la nou-velle machine surpaffoit de beaucoup ce qu’on nommoit lesvoitures communes ; que tout cela n’étoit que tromperie ; ques’il y avoit de l’avantage , il y en avoit tres-peu , 8c que le suc-cès répondroit a la futilité de l’entrepriíe. J’ai auíst connuquelques fripons, qui par le moyen de quelque artifice secret,prétendant avoir trouvé le mouvement perpétuel ; ou , ce quirevient au même, des principes d’où rësulroit le mouvementperpétuel, ne cherchoient qu’à attraper l’argent des sots. U yen avoit un y il n’y a pas longtems, qui après avoir quitté unbon métier, pour courir après les projets méchaniques, mon-tra un modèle avec lequel il fit croire à des personnes peu ha-biles , qu'un poids d'une livre descendant d’un pied, éleveroitun poids d’une livre un quart à la même hauteur d'un pied, ouun poids égal à une hauteur plus grande.

Dans 1 architecture civile 8c militaire, 8c dans tous les ou-vrages ou la force de l’eau n’esfc pas employée ; on nè tombeque dans de très-petites erreurs méchaniques , & si l’on faitdes fautes , elles font fâcilement corrigées. Les Architectesôc les Ingénieurs font, ou du moins doivent être instruits de1 uíage des organes méchaniques : & comme il y a très-peu d’o-perationS où ils soient gênés pour le terns & l’espace, ils peu-vent augmenter l’effet de la puissance, en diminuant respecti-vement la vitesse du poids, 8c cela, parce qu’ils font maîtres dee onner du tems & de l’espace. Les anciens l’avoient très- biencompris ; ils faisoient un si grand usage des instrumens mécha-niques, que la pratique de la méchanique étoit parmi eux unepartie de 1 art de la.guerre ; 8c qu’îls n’épargnoient pour cela au-cune dépense. Mais l’invention de la poudre a tellement chan-ge a maniéré de combattre, que nous avons perdu plusieursautres belles inventions , qui sont tombées par le non-usage,es que les besoins publics n’ont plus exigé qu’on fit la dépenièes entretenir. Les anciens connoiíloient très-imparfaitement

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