EXPERIMENTALE. 4§7
ait voulu convenir qu'il avoir mal pris ses mesures dans son mo-dèle pour le mouvement perpétuel.
Mais afîn qu’on ne soit plus exposé à être trompé à l'avenirpar rapport aux moulins St aux machines hydrauliques, j’indi-querai le maximum dans tous les cas ; c’est-à-dire, que je feraivoir quel est le plus grand poids que l’eau peut élever en untems marqué, soit que le courant de l’eau frappe contre la roue,soit qu’elle soit remuée par un certain nombre d’hommes St dechevaux. Alors on fera assuré que quiconque prétend avoirtrouvé une machine qui donne un effet supérieur aux propor-tions qui seront ici marquées, ou se trompe lui-même, ou veuttromper les autres.
Après ce que je viens de dire , St dans mon calcul des pom-pes dans ce Volume, le Lecteur trouvera que pour les machi-nes où le tems n’est point perdu, St où la puissance agit detoute fa force, soit de celles qui font mises en mouvement parl’eau, ou de celles qui élèvent l’eau , un calcul de quinze ouvingt des meilleures fera aussi suffisant pour son instruction que sije lui en donnois cent ; le reste n’étant que matière de curiosité,il arrive en effet dans les machines qui ne font pas hydrauli-ques que quelquefois on ne peut admettre aucune perte detems , quoique dans d’autres occasions on soit obligé de lefaire. En ce cas il faut avoir grand foin que les différentes opé-rations de la machine ne se nuisent pas les unes aux autres , au-trement elles ne íuffiroient pas pour deux differens effets. Uncourt détail de la grue de Bristol montrera ce qu'il faut faire enpareil cas. La grande grue de Bristol construite par feu M. Vad-more , est mise en mouvement par un très-petit tambour ou lan-terne , dont les fuseaux s’engrainent dans les dents d’unetrès-grande roue , de forte que la force de deux hommes suffit pourtirer hors du vaisseau les plus pesantes marchandises , en y met-tant le tems nécessaire pour l’opération. Mais comme il y agrand nombre de balles de marchandises cinq ou six fois pluslégeres que les autres, St que ce íeroît perdre beaucoupde temsque de se servir, pour les. tirer du vaisseau, de la grue dans l'é-tat que nous venons de la décrire ; il y a une invention pour
e S a g er le tambour des dents où il en graine ordinairement ; Sta ors la roue n etant plus que comme une roue de grue ordinai-re , un seul homme qui entre dedans a assez de force pour élever