49 s ê COURS DE PHYSIQUEdans la direction de l’eau représentée par la fléché, n’est pluámaintenant pouísée dans cette direction, òc qu’elle preflë l’eaudevant elle avec une force égale à G H 5 cette force devient unequantité négative , &. doit être soustraite de C B somme desforces qui pouíïènt la roue.
S’il y a un moindre nombre d’aubes comme dans la Figu-re 1 , Sc qu’elles soient tellement disposées, que lorsque C Best verticale, l’aubc précédente G soit justement au point de sor-tir de l’eau, & la suivante soit sur le point d’y entrer, l’impulfíonsera pleine & entiereíurCB j Lc comme C B en avançant s’éloi-gne de l’angle droit, & par-là même reçoit une moindre impul-sion ; ce qu’elle perd, parce que l’eau ne peut plus frapper fa par-tie supérieure , se trouve compensé par l’impulsion faite sur lapartie de LE qui entre dans l’eau, ce qui doit être estimé selonle sinus de l’angle dans lequel l’aube L E reçoit son impulsion.Cette force est une quantité variable qui augmente & qui dimi-nue ,Lc qui doit être ajoutée au restant de la force C B , mais ellene fera jamais égale à l’impulsion que C B reçoit, Iorsqu’ellc estverticale. La troisième Figure montre que l’impulsion est la plusfoible de toutes, lorsque le nombre des aubes est exactementréglé. Lorsque deux des aubes font également éloignées de laperpendiculaire F G, la premiere aube ne reçoit aucune impul-sion , étant toute interceptée par la suivante C B 5 & C B étantfrappée obliquement, a son impulsion seulement comme EB,sinus de l’angle E B D ; c’est pourquoi toute l’impulsion alorsn’est que comme FN=EB~FG — NG. Ainsi l’impulsionfaite fur la roue fera toujours flottante entre les quantités FG êcF N, fans compter tout ce qui doit être déduit á cause de la ré-sistance de l’eau qui est par derriere.
C’est donc tout Testet que nous pouvons avoir, & dont nousdevons nous contenter : & afin que nous puissions savoir, ou enapprocher d’aussi prés qu il est possible, il ne ssira pas mal-à-pro-pos de donner le meilleur nombre daubes pour une roue d’uncertain diamètre , lorsque 1 on a déterminé la largeur que l’ondoit donner aux aubes. N. B. JVous ne parlerons point iei de lalongueur des aubes , devant être réglé e uniquement fur la largeur dulourant que son doit employer
M. Pitot de P A cadémìe Royale des Sciences de Paris nous adonné une table par laquelle en connoiflant le rayon de la roue' mue par dessous, & la largeur que doivent avoir les aubes,ontrouve quel doit être leur nombre.