EXPERIMENTALE. 575
îire d’eau qui s’éleve est comme 4e quarré du diamètre, Sc la l E( - 0N XII.partie de la puístance qui est employée i mouvoir tout le petitméchanisme, est beaucoup plus grande à proportion dans unepetite que dans une grande Machine, j’en aí eu une preuve ex-périmentale a Wejìminjìer en 1718 ou 1719 , lorsque M. Jonesconstruisit un modele de la Machine à levier dans mon jardindans le dessein de le presenter au Roi & Espagne. ) J’en avois unen même tems auprès de l’endroit où il fit fa machine, qui étoîtá la maniéré de Savery ^ A qui élevoit dix tonneaux d’eau parheure , à environ 3 8 pieds de hauteur.
II fit son alambic exactement de la même grandeur que lemien, & son cylindre avoir six pouces de calibre Sc environ deuxpieds de longueur. Loríque son modele fut achevé ou sa petitemachine a levier, elle n’éleva que quatre tonneaux par heuredans lememe reíervoir que la mienne. Elle lui co u ta 300 liv.
Sc la mienne dont tous les tuyaux étoient de cuivre ne me coû-ta que 8 o livres.
SECTION XVI.
J’En viens maintenant aux cas les plus ordinaires de l’Hydrau-lique, qui font ceux où l’on est obligé d’élever de l’eau , & oùl’on n’a que des hommes ou des chevaux pour le faire. Ici, au-lieu de prêter l’oreille aux machinistes charlatans , qui opposésles uns aux autres font valoir leurs propres machines, nous de-vons connoître avec certitude combien un homme ( ou un nom-bre d hommes) peuvent élever d’eau à une certaine hauteurpendant un certain tems, par le moyen de la machine la plusparfaite ; êc la connoistànce de ce maximum nous apprendra ceque nous pouvons attendre d’un nombre d’hommes Sc de che-vaux qui auroient été employés dans cette machine. Par cemoyen les Machinistes fourbes ou ignorans ne nous en impose-ront pas. Et en cette matière les ignorans, s’ils font ssonnetes-gens, font plus dangereux que les fripons fieffés j parce que Pi-dée d’un ignorant lui donne une telle confiance, qu’il persuadeaisément de sa capacité, ceux qui font profeílìon de n’être pasversés dans cette sçience.
Par les principes de méchanique que nous avons donnés dans„ e premier volume, on peut acquérir assez de connoistànce pouretre assure de la quantité d’eau moyeune qu’un homme peut ele^