6 r a COURS Î) E P H Y S I QJU ELeçon XIî- du coup précisément, lorsque la force des hommes est appliquéeavec moins d’avantage.
X. Ses grandes Machines peuvent jouer par aspiration ; avecneuf ou dix hommes dans un passage de trois pieds 8c demi ctelarge, ou avec sept ou huit hommes Le laisser en même temsassez de place pour y jetter trois seaux d’eau à la fois : ni l’un níl’autre ne peut s’exécuter avec les Machines qui travaillent auxextrémités des réservoirs, parce que leurs tuyaux aspirans fontíìxés à vis fur les côtés des Machines s 8c ayant des cerceaux endedans pour les tenir ouverts, il leur faut plus d’efpace que nepeut leur donner un passage étroit. Et comme les hommes sontobligés de fe tenir debout aux extrémités des réservoirs, ils doi-vent par conséquent occuper toute la place dans ce passage, en-íorte qu’il est impossible d’y porter de l’eau pendant qu’ils tra-vaillent. II n’y a point de Machine qui soit moins exposée à sedéranger, ni plus aisée à réparer que celle-ci ; cependant en y a.fixe d demeure une infiruciìon -particulière imprimée pour la rendreplus aisée.
Il y a une méprise fort commune parmi ceux qui ne connoîf-sent pas bien les Loix de la nature, 8c les effets des puissances-méchaniques, s’imaginant que plus les leviers ont d’avantagefur les pistons dans les corps de pompe (fans aucun égard autems) plus l’effet est grand tant pour la longueur du jet d’eauque pour la quantité d’eau qu’îls fournissent ; mais cette idée estévidemment faussé , car plus l’avantage du levier est grand, enappliquant la force à une plus grande distance du centre , plusle mouvement des pistons est lent ; ce qui s’accorde avec tousles effets méchaniques ; ensorte que tout ce qu’on gagne par laforce de la puissance, se perd par le tems.
Maintenant, il est bien désagréable pour un Inventeur de sevoir enlever son travail par ceux qui tâchent de l’imiter, oud’entendre les mauvais raiíonnemens que l’on fait contre ses dé-couvertes utiles. Ces pirateries occasionnent souvent des évene-mens fâcheux & ne font utiles à personne, pas même à 1 ’ufurpa-teur, parce que(prïx pour prix)il ne íçauroit sans employer beau-coup de tems & lans des frais immenses, faire des Machines aussibonnes que celles-ci tant par rapport à la valeur des matériauxqui y entrent, que par rapport à la bonté de l’ouvrage 8c à l’exé-