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Le portail si richement décoré et le beau clocher de cette intéressante église causent un certain étonnement à ceux quiles comparent aux modestes habitations environnantes et leur donnent à penser, en constatant certaines analogies, que lesconstructeurs de cet édifice bénéficièrent de la présence des artistes poitevins venus en Saintonge pour exécuter les splendidessculptures de l’église d’Aulnay.
L’église de Fenioux n’a qu’une seule nef, mais on croit qu’avant sa reconstruction, qui eut lieu vers le milieu duXII me siècle, elle était d’une dimension beaucoup plus grande. On voit encore, sur ses façades latérales, certaines parties demaçonnerie en petit appareil et d’étroites fenêtres à Claustra, remontant probablement à l’époque carlovingicnne, qui devaientappartenir à l’ancienne église.
La façade principale est un des plus beaux échantillons de l’art roman en Saintonge. Dans les voussures du portail sontsculptés les signes du godiaque, ainsi que les vierges sages, leurs lampes relevées, et les vierges folles, leurs lampes renversées. Au-dessus de ces archivoltes se trouve, une frise formée de deux bandeaux à feuillages, reposant sur des corbeaux giimaçantsencadrant six jolies statuettes de saintes et un Christ bénissant.
Le clocher de Fenioux est un des rares clochers sainiongeais ne reposant pas sur le transept. Les quatre clochetons, détruitspar le temps, ont été rétablis par les soins de la commission des monuments historiques, sous la direction de M. Albert Ballu ,architecte.
La lanterne des morts, placée à une centaine de pas en avant de l’église, est une curieuse tour dominant l’ancien cimetièredans le soubassement de laquelle on voit encore le caveau qui contenait les ossements des ancêtres. Un escalier intérieur donneaccès à l’étage supérieur où se trouvait le fanal qu’on allumait lorsqu’il y avait un mort dans la paroisse.
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