ÉGLISE
NOTRE-DAME DE LA GLORIETTE
Les merveilles architecturales Romanes,Gothiques et Renaissances, qu’on rencontre àchaque pas dans la ville de Caen , ne doiventpas captiver notre attention au point de nousempêcher d’apprécier les édifices asseg_ nom-breux et quelquefois fort remarquables, élevésdans cette ville pendant le XVII me et leXVIII me siècle.
L’Église Notre-Dame de la Gloriette,construite par les Jésuites , de 1683 à i68p,est au nombre des monuments intéressantsdatant de cette époque. Bien que très sobre-ment ornée, sa façade est pleine d’élégance;elle est composée de deux ordres superposés,Ionique et Corinthien , surmontés d’un fronton.A l’intérieur, on remarque surtout un magnùpique autel, entouré de six colonnes enmarbre, abrité par un joli baldaquin aucentre duquel est suspendu un ange entouréd’enfants ailés.
On y voit aussi d’intéressantes balustradesen fer forgé, une belle crête au-dessus dulambris du chœur et de magnifiques flambeauxLouis XVI .
ÉGLISE NOTRE-DAME DE BON-SECOURS A NANCY (Meurthe-et-Moselle )
Stanislas I er , beau-père de Louis XV , ayant renoncé à toute prétention au trâne de Pologne , reçut en compen-sation la possession des duchés de Lorraine et de Bar, qu’il gouverna pendant 28 années avec intelligence et bonté.
Deux ans après sa nomination, en 1738, il fit construire, à l’extrémité du faubourg Saint-Pierre, à Nancy ,une église dans laquelle il installa son propre tombeau et celui de sa femme. Les deux mausolées sont placés dans lechœur ; celui de Sîanislas, exécuté par Passé, représente, le roi entre les figures de la Lorraine et de la Charité. Celuide Catherine Opolinska est une œuvre absolument remarquable représentant la reine agenouillée, soutenue par unange qui lui apporte des consolations.
L’aigle polonaise est sculptée sur le sarcophage. — Toutes ces sculptures furent exécutées par Sébastien Adam.
L’intérieur est richement décoré d’ornements en stuc. Une théâtrale tenture rouge à glands d’or, peinte sur uneplaque de tôle, sépare le chœur de la nef.
Sur la façade de ce bel édifice, au-dessous du clocher, on remarque un important cartouche aux armes de Pologne ,rappelant l’ancienne souveraineté de Stanislas Lecifinski.
HOTEL PLACE SAINT-ÉLOI A ROUEN (Seine-Inférieure )
Cet intéressant bâtiment, qui appartient actuellement à M. E. Laine Condé, date du commencementdu XVIII me siècle, époque de la Régence . Bien que les renseignements sur l’origine de cet hôtel soient assesçrares, on pense qu il fut édifié par Martinot, le même architecte qui construisit l’hôtel de l’ancienneprésidence, rue sainULô, à Rouen , et la façade monumentale du lycée de cette ville. C’est l’opinion del’éminent directeur des Musées de Rouen , M. Gaston Le Breton , qui croit, en outre, reconnaître dans lesornements de ces édifices la main du même sculpteur.
FAÇADE DE LA CHAPELLE SAINTE-MARIE, rue Saint-Martin à Nevers (Nièvre )
Cette chapelle dépendait autrefois de l’ancien couvent de la Visitation de la Vierge, dans lequelGresset a placé les principales scènes de son fameux poème Vert-Vert. Un peu trop chargée d’ornements, lafaçade de cet édifice est cependant une œuvre pleine de grâce et d’originalité. ■
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