Band 
Onzième année.
Seite
1556
JPEG-Download
 

HOTEL-DE-VILLE DE BEAUVAIS (Oise )

La façade de ce vaste bâtiment occupe tout un côte de la principale place de laville. Le premier étage (l’étage noble) est éclairé par neuf grandes baies cintrées au-dessousdesquelles sont les fenêtres, moins importantes, éclairant le rez-de-chaussée. Ces baies sontséparées les unes des autres par dix pilastres et deux colonnes soutenant le fronton de l’avant-corpscentral. Les pilastres et les colonnes sont surmontés de chapiteaux ioniques, ornés de guirlandesfort bien exécutées. Les archivoltes des grandes baies du premier étage sont garnies de clefs unpeu volumineuses, mais très finement sculptées.

L’entrée principale, au centre de la façade, est en saillie sur le niveau de l’avant-corps etforme une sorte de tambour sur lequel repose le balcon municipal. Dans l’intérieur du fronton setrouve l’horloge, entourée de palmes et de guirlandes et surmontée d’un blason aux armes de laville, enlacé de phylactères portant la devise : “ Palus ut hic fixus constans et firma manebo.”Cette devise, ainsi que le meuble du blason (un épieu éguisé en pal) rappelle l’héroïque résistancede Beauvais dont Charles le Téméraire fut obligé d’abandonner le siège, découragé par lavaillance des bourgeois de la. ville qui, aidés de leurs femmes conduites par Jeanne Hachette,massacraient les Bourguignons à coups de haches. Le souvenir de Jeanne Lainé, surnomméeJeanne Hachette, est resté vivant dans la mémoire des Beauvaisiens . L’étentard que cette héroïneenleva aux Bourguignons est religieusement conservé dans une des salles de cet hôtel-de-ville, etsa statue, exécutée par Dubray, a été érigée, en 1862, au milieu de la grande place.

Les façades postérieures sont plus simples que la façade principale ; elles sont cependantformées d’arcades, ornées de clefs sculptées, entourant toute la cour qui est fermée, dansle fond, par un bâtiment à *un seul étage percé d’une vaste porte correspondant à cette dela façade principale. On a, au XIX me siècle, surélevé l’aile gauche, au-dessus des arcades de cettecour, pour y installer les bureaux de la mairie, mais tout le reste de. l’édifice date duXVIII m ‘ siècle.

L’hôtel-de-ville de Beauvais a été construit en iyy y, d’après les plans de l’architecte Bayeux .Les sculptures des façades furent exécutées par Claude Maurice Rapin et par Pierre JosephJannelle, sculpteurs, qui habitaient la ville à cette époque.

L’édifice occupe l’emplacement de différents hôtels fort anciens, et sa façade a remplacé cellesdes hôtelleries des Corbeaux et de Saint-Hubert qui ouvraient, autrefois, sur la grande place.

FAÇADE D’UN HOTEL LOUIS XVI

à BEAUVAIS

On remarque encore, à Beauvais , dans la rue Malherbe, au n° 44, une jolie façade de lafin du XVIII me siècle, intéressante, surtout, par le travail de ses sculptures. Occupé actuellementpar les bureaux de la Société Générale, le plan de cet édifice, complètement modifié, ne présenteplus aucun intérêt.

FAÇADE D’UNE MAISON RUE COLBERT, N° 79

à TOURS (Indre-et-Loire )

Cette curieuse maison, dont la façade domine toute la place Foire-le-Roi, est composée dedeux étages avec trois fenêtres a chaque étage séparées par quatre singuliers pilastres formés degaines surmontées de tête de satyres.

La facture de ces sculptures indique qu’elles furent exécutées vers la fin du règne deLouis XVI .

FAÇADE D’UN ANCIEN HOTEL

à AMIENS (Somme )

Éloigné du centre de la ville et placé non loin des bords d’un des affluents de la Somme , cetintéressant hôtel, occupé actuellement par un orphelinat, paraît avoir été, au XVIII me siècle, unesomptueuse habitation de plaisance. L’édifice est enterré de 60 à 80 centimètres, son soubassementmanque en entier. L’élégance de son style, les belles proportions de son architecture, ainsi que laparfaite exécution de ses sculptures, démontrent que les personnages qui construisirent cette superbedemeure occupaient une haute situation.

■ 1556 .