Chap. II. MESURES DE HAUTEURS. 47Mesures des hauteurs au Cordeau.
y 1 6. J’aurai occasion de parler dans la fuite, de diverses raa ^ e ut ^ d - ahauteurs que j'ai mesurées au cordeau. Quoique cette méthode n »ire de me-paroisse d’abord fort simple, elle est sujette néantmoins à un surer les hau_
t / • , , teurs au cor-
ìnconvenient dont je dois raire mention. Quand on veut me- <j cau ,surer Télévation d’un lieu par le moyen d’une corde ; il fautnécessairement la charger d’un poids proportionné à fa gros-seur , pour la tenir tendue. Or dans cet état , elle se dé-tord , elle devient plus mince , ôc par conséquent plus lon-gue. On la retire ensuite pour la mesurer : Ôc comme ellereprend à peu-près son état naturel ; elle est trop courte alors ,pour indiquer exactement la hauteur qu’clle mésuroit lorsqu’elleétoit tendue. Ce changement de longueur varie , suivant quela corde est plus ou moins tordue ôc chargée , ôc suivant leplus ou le moins d’humidité de l’air : il est des cas où Terreurqui résulte de ces changemens , peut aller jusqu’à un cin-quantième. Je m’appercus de ce défaut en mesurant plusieursfois la môme tour en divers tems. La différence que je trou-vai dans les résultats , me fit comprendre que cette méthodeétoit peu sure. J’emploiai alors celle que je vais expliquer.
y 17. Je me fers d’une ficelle mince > composée seulement de Méthodedeux brins, ôc peu tordue ; j’y joins un poids proportionné plus stìre *à fa force ôc à fa longueur ; je la laisse suspendue dans Ten-droit que je veux mesurer, jusqu a ce que je n’apperçoîveaucun tournoiement dans le poids. Je la retire ensuite le longd’une perche auffi longue que remplacement peut le per-mettre , ôc dont je marque la longueur avec de l’encre - surla ficelle dans son état de tension , en faiíant parvenir suc-cessivement au haut de la perche , les marques faites en bas.
Quand la ficelle est retirée , je compte les marques, quim’indiquent la hauteur , avec autant d’exactitude que si j’yavois appliqué la perche d’un bout à l’autre. C’est ainsi quej’ai mesuré toutes les hauteurs où j’ai fait des observationshors dc la montagne de Salive.
'QUATRIEME