CORRECT. DES REFRACTIONS MOYEN. Ch. III. 255
rience , que ces dernières diffèrent sensiblement, à des distan-ces qu’on peut regarder comme bien petites , comparativementà l’étenduë horizontale que parcourent les rayons des Astres ,lorsqu’ils íònt peu élevés au deiïus de l’horizon. II n’y auroitdonc encore aucun rapport constant entre les variations desréfractions , ôc celles du Baromètre ; si les couches supérieuresde l’Atmosphère contribuoient à déterminer la quantité dela réfraction totale. ^ á
814. C’cst donc bien sûrement la densité de la couche d’air gles pour laou se trouve l'observateur, qui détermine la quantité de la Ré- mtswe deshau-f aCtion i 6c par conséquent les Règles que j’ai données pour lainesuie des Hauteurs , peuvent être employées avec le même ^ à--»,,succès, à estimer les Réfractions.
Remarques fur les expériences de M. M. DE LA CAILLE
& MAYER.
81 7. Quoique M. l 'Abbé de la Caille ôc M. Mayer soient M - Delad’accord sur ce point ; que, toutes choses d’ailleurs égales, ne iom pas'^les variations des RéfraCíions font proportionnelles à celles du ^'accord iur leThermomètre : ils ne le font pas fur le rapport qu’ont entr’eux vamaon^desces deux effets de la chaleur. AI. Mayer a trouvé, qu’une réfractions àvariation de 10 degrés fur le Thermomètre de AI. decorrespond à un changement d’A dans la Réfraction. AI. de laCaille croit que ce changement n’est que d’ 5 ' f ; mais il ajouteque cette détermination n’est point encore certaine. En déve-loppant les causes de l’incertitude de M. de la Caille, ôc de ladifférence de son évaluation avec celle de M. Mayer ; jemontrerai , combien cette matière intéressante avoit encorebesoin d’être examinée.
8 r 6. Ees Réfractions subissent en général des changemens ,quand la densité de f air en éprouve : mais ces changemens de kur détermstdensité de l 'air , font produits par deux causes très différentes j nation,l’une est la variation du poids qui le comprime ; l’autre est cellede sà résistance à la compression. La première s’apperçpit parles changemens de hauteur du Baromètre ; ôc la seconde parceux du "1 hermomètre. II écoit doi.c naturel de croire, qu’on
pour-