292 - RECHERCHES SUR LES VARIATIONS DE
d* sLrf fcoHi/- mcns > q ue ) c songeai à Ics faire, dans des lieux où ellesitmti far une pussent erre utiles à mon but. II s’agissoit alors de trouverMon'a'Mie quelque Montagne fort élevée , ôc à portée de Genève ) oùb je puise aller faire bouillir de seau. La différence que j’avoistrouvée entre P expérience de M. le Monnier sor le Canigou ,& la mienne sor le Mont-Cenis , me faisoit extrêmement dé-sirer d'en faire une dans un lieu auffi clevé que la prémièrede ces Montagnes.
Je fis part de mon dessein à mon frère , pour avoir sesconseils sor le choix du lieu , ôc son aide dans l’exécution.Nous avions été ensemble , comme je l’ai dit , à la partiedes Alpes la plus voisine de Genève , dans le Faucigny ; ôcnous y avions vu plusieurs sommités bien plus élevéesque le Canigou. Cependant nous n’eípérions pas d’y trouverun lieu propre â notre expérience : les parties accessiblesde cette portion de la chaîne , sont toutes trop basses ; ôcles sommités n’offrent que des Pics en forme d'obéliques,dont les côtés les moins rapides font recouverts deglace.
Montagne dans 88z. Mais nous avions remarqué hors de la chaîne, ôc à unepropreÌTcette distance un peu moindre de Genève , une Montagne dont le som-pbûrvaûon. met , quoique toujours couvert de glace , nous avoit paru^accessible. On la voir de la rive occidentale du Lac prèsde Geneve » entre celles du Môle ôc des yo'n ons , mais dans ungrand éloignement.
Incertitude f ur Nous cherchâmes donc L nous informer du nom de cetteparvenir, Montagne , du lieu ou elle étoit située , de la route qu’ilfalloir prendre pour y arriver , ôc si elle étoit accessible :mais nous ne pûmes rien apprendre sor tout cela ; nous netrouvâmes personne qui la connût. Nous fûmes donc obligésde courir l’événement de faire un voyage inutile en l’allantchercher nous mêmes. Nous.cn fîmes deux sons succès, ôc cene sot qu’au troisième que nous y parvînmes.
/oyages faus Les vovages m’ont paru assez intéressons ) pour mériter Pat-nc . tention de ceux de mes Lecteurs qui aiment lHiffoire Na-
turelle. C’est pourquoi je vais en donner une rélation , avantdentier dans l’examen des expériences qui en croient l'objet.
CHA-