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Tome second.
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5 io RECHERCHES SUR LES VARIATIONS DE

niveau du Lac ; ôc elle se trouva par notre dernière ob-servation de 3869 pieds.

Pre i u g«^es 99-7. Après ces observations nous prîmes le chemin deiur le but des 1 Abbaye , ou nous arrivantes lur le midi. Ce jour la etoitvo^eiu q d ils î° ur à sète, ôc il sétoit rassemble à Sixt des gens de toutesíe°urs nt Moata-l es Montagnes voisines , pour y entendre la Messe. La vuelagnçt. detrangers venant de la Montagne ôç portant des instru-rnens , attira leur attention. Ces gens imaginent toujoursquon vient dans leurs Montagnes pour y chercher desmines ; 6c lorsquon entreprend sérieusement de leur rendrecompte dobservations telles quétoient les nôtres à leursyeux ? ils ricanent, comme pour montrer qu ils ne font pasdupes.

Les hommes de tout pays se ressemblent assez dans les mêmescirconstances. M M. les Académiciens de Paris éprouvèrentla même incrédulité , lorsquils voulurent persuader les Pé-ruviens , qu ils venoient de si loin, affronter tant de périls,pour savoir à quelle étendue de terrein correspondoit surleurs Montagnes , un certain changement dans la positiondes étoiles.

Quelques-uns des Montagnards de Sixt cherchèrent à noustirer à 1'écart, pour nous enseigner , disoient-ils , des lieuxou ils avoient remarqué les traces de quelques minéraux...Enseignez nous un chemin pour aller fur le Glacier , leurdisions-nous avec impatience ; voilà tout ce que nous cher-chons.

Nouvelles W- A force de le répéter, nous trouvâmes des gens(rmílioni fur la q U j NOUS comprirent. On nous apprit que cette sommité,que nous avions cherchée deux fois inutilement, étoit leGlacier de Buet , ôc quon pouvoit nous y conduire ; on nousnomma même des chasseurs qui dévoient y avoir été.

Cependant nous ny pensions plus guère alors ; car depuisle nouvel accident qui nous avoir arrêté, nous nous étionsdit plus dune fois > quil falloit renoncer à cette entreprise.Dailleurs la Saison savançoit, ôc il y avoir apparence qua-vant que mon pied fût assez bien rétabli pour entreprendreune telle course, la neige viendroit nous barrer les che-mins.

II