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Tome second.
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3 r 2 RECHERCHES SUR LES VARIATIONS DE

pour les charges comme de coutume des bienfaits de Messieurs les

0 ' Chanoines , qui pourvoyoient toujours à nos besoins. Pen-dant deux heures 8c demie nous montâmes fans - cesse par deschemins qui nous préparoient peu-à-peu à laspect le plussauvage quon puisse fe peindre fans y mêler de lhorreur.Nous ne pouvions nous rassasier de contempler les diversaípects qui fe présentoient fur notre route. Le sentier quenous suivions étoit à mi-côte, dans une vallée étroite,ombragée de part 8c dautres par des forêts de hêtres 8c desapins. Ces masses obscures, entrecoupées de rochers 8c depâturages éclairés par le soleil, formoient les plus agréablescontrastes que puisse offrir la Nature. De toute part desnapes deau tomboient du haut des Montagnes , 8c formoientau fond de la vallée un torrent, quelquefois découvert, mais leplus souvent caché par lentrelassement des branches darbres quisavançoient de part 8c dautre , ou par les rochers fous lesquelsil se précipitoit. Et ces points de vue pittoresques > changeoientcontinuellement par les contours de la vallée que nous suivions.

Arrivée anx pi o. Le fol des Fonds, qui sétend presque horizontale-tnnij, ment vers les rochers qui lenvironnent, sabaisse brusquementdu côté de la vallée par laquelle on y arrive ; 8c cette penterapide sur laquelle on monte, forme un rideau qui cacheentièrement ce lieu. On na plus que quatre pas à faire ,8c lon ne découvre rien encore : ces quatre pas faits, lam-phithéatre le plus superbe s offre tout-à-coup à la vuë, 8ctout le pâturage quil entoure se voit à découvert.

Lair étoit pur lorsque nous y arrivâmes; il étoit 4 heures8c le soleil éclairoit encore une partie de cette solitude. Jene saurois exprimer les sensations que nous éprouvâmes à cetaspect : nous ne pouvions cesser dadmirer 8c de nous le diremutuellement.

Observation 9 11 - Pendant quil étoit encore grand jour, nous fìmesdu Baromètre les observations du Baromètre 8c de la chaleur de seaubouillante. La prémière nous a appris , que nous étionskiHiHante, alors élevés de 1866 pieds au-dessus de lAbbaye , 8c de 2p88pieds au-dessus du niveau du Lac.

Nous étions donc plus bas de 42ÌÏ pieds , que le som-met du Grenairon , qui nous dominoit à lun des côtés de

' . ' lam-