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Tome second.
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z;4 RECHERCHES SUR LES VARIATIONS DE

momètre ; il avoit pleinement rempli mon attente : & ledegré auquel jétois fur de mes observations, écartoit touteidée que la différence dont je cherchois la cause pût pro-venir de quelque erreur. Cette différence étoit bien sûre-ment dans le phénomème même.

Utilité des p so. Lorsquon est arrivé à ce point dans les recherchesphyúque! e " physiques ; cest-à-dire lorsque les phénomènes naturels bienconstatés, ne découvrent point par eux-mêmes les causes quiles produisent ; je ne vois que les hypothèses , suivies dexpé-riences , qui puissent conduire plus loin. II faut fans douteêtre extrêmement scrupuleux à ne point admettre de cause >avant de lavoir trouvée daccord avec des phénomènes biendéterminés. Mais il nen est pas de même lorfquon ne lesimagine que pour tenter des expériences. On feroit bientôtarrêté dans letude de la Nature, si lon bornoit à étudierles phénomènes spontanés. . Quel tems ne sécouieroit pas,avant que lefpèce humaine eût passé en revue toutes lescombinaisons de ces phénomènes , cest-à-dire > de ceux quela Nature nous montre delle-même, fans que nous aidionsà les produire ? Tireroit-on même beaucoup de fruit dephénomènes épars, quon ne compareroit que difficilement,& quon songeroit même bien rarement à comparer ?

Les hypothèses au contraire , sont naître les phénomènes ,en contribuant à linvention des expériences : elles les ras-semblent ainsi dans un tems assez court, pour que leípritles compare : elles intéressent lobservateur par son amourpropre, ôt le rendent ainsi plus ardent ôc plus attentif : ôcpourvu quelles ne laveuglent pas, elles ne peuvent queléclairer.

Voilà je lavouë un danger ; la séduction de lamour pro-pre. On peut dire avec raison de Yesprit de jysême , commeon la dit du feu , quil est auffi bon serviteur que mauvaismaître, Sil vient à nous posséder : nous ne voyons dans lesexpériences quil nous inspire , que ce que nous voudrionsy voir pour lhonneur de notre invention. Mais si nous nePreserratif. p em p} 0 y 0ns q Ue comme instrument ; il nous conduit toujoursà quelque vérité utile : ne fut-ce quà la connoissance denos erreurs.

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