DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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IV.
La quatrième maison dont nous ayons à parler n’a pas à souffrir heureusement de
cette indigence de documents. C’est la maison dite de François située à l’angle des
rues de Recouvrance et de la Chèvre qui danse. Pourquoi cette indication hypothétique,
et non pas une affirmation certaine? II ne faut pas nous en étonner, et même il 11 e
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faut pas souhaiter une appellation différente : elle dit bien ce qu’elle veut dire etne le dit pas de façon à trop affirmer et égarer ceux qui l’apprennent. La maisonde la rue de Recouvrance fut bâtie, en effet, par François I er , et en même temps ellene fut pas bâtie par lui. Elle fut bâtie pour François I er , et ne fut pas bâtie pour ceprince. Opposition singulière qui n’est pas une contradiction, voici comment on l’ex-plique : La maison fut érigée par un prête-nom, d’après les ordres de François I er , pourAnne de Pisseleu , duchesse d’Étampes , maîtresse de ce roi, avec les deniers qu’il avaitfournis. Tout l’indique, et les titres de propriété, et la construction de l’édifice, et lesornements sculptés ou peints dont il fut décoré.
Voyons d’abord en quelques mots la biographie de la duchesse, et posons ainsi, audébut, le point solide où s’appuiera notre argumentation.
Anne de Pisseleu , duchesse d’Étampes , dite d’abord mademoiselle d’ileilly, naquit versl’an 1508. Nommée fille d’honneur de la duchesse d’Angoulôme, mère de François 1 er ,elle suivit cette princesse à laquelle le roi avait donné la régence pendant sa captivité,et elle alla au-devant du monarque lorsqu’il revint en France , après la conclusion dutraité de Madrid. François vit pour ] a première fois mademoiselle d’Heilly à Bayonne ;elle avait dix-huit ans. Le roi fut si frappé de l’éclat de ses charmes, qu’il en devint éper-dument amoureux et lui sacrifia la comtesse de Chateaubriand qu’il avait aimée jusqu’àce jour. La beauté n’étant pas, dit-on, le seul avantage que possédât mademoiselle d’IIeilly,
bretises et lui ont valu une grande réputation. Jean Vredeman (le Frison), dans son Traité d'architecture imprimé àAnvers en 1577, le nomme à diverses reprises l’expert Jacobus Androuelius Cerseau.
Indépendamment d’une multitude de planches de toutes sortes et de toute nature, dont le catalogue serait très-diffi-cile à rédiger, Jacques Androuet a publié les ouvrages suivants : 1° Recueil de vingt-cinq arcs de triomphe , avec frontis-pice gravé, mais sans titre proprement dit. — 2° Recueil de fragments antiques. L’ouvrage n’a pas de titre non plus, mais unfrontispice contenant une épître au lecteur. — 3° Recueil de temples bâtis à la manière antique, à Rome et ailleurs , repro-duits en géométral et en perspective. Pas de titre. — 4° Livre de grotesques a Liber de eo plein fl? genere quoi grotteschevocant Itali. » Charmante collection d’arabesques qui décèle une grande originalité et une grande fae"ité d’invention. —5° Vues de ruines antiques, inscrites dans des cercles, 1551. C’est le dernier des ouvrages de du Cerceau, publiés à Orléans .— 6° L,ivre d'architecture de Jacques Androuet du Cerceau , contenant les plans cl dessaings de cinquante bastimens tousdifférens, ouvrage dédié au roi. — 7° Jacobi Androuctti de Cerceau liber novus, ampleclens multas et varias omnis ordinis, tamantiquorum quam modernorum fabricas ; jam recens edilus , anno MDLX , in-folio de 26 planches. — 8° Livre d’architecture,par Jacques Androuet du Cerceau , livre composé de lucarnes, cheminées, portes, fontaines, etc., etc., contenant G2 planches,et faisant suite à celui qui avait paru en 1559. — 9° Leçons de perspective positive, par Jacques A ndrouet du Cerceau, architecte,1576, petit in-folio avec 60 planches, une préface et un texte explicatif de 12 pages. — 10° Le premier volume des plusexcellais bastimens de France , auquel sont désignez les plans de quinze bastimens et de leur contenu : ensemble les élé-vations et singularilez d’un chascun (Paris , 1576, in-folio). Le volume renferme une dédicace à Catherine de Médicis , avecdes notices sur les monuments représentés par les planches. — 11° Le second volume des plus excellcns bastimens de FranceParis, 1579). Ce second volume est également dédié à Catherine de Médicis . L’ouvrage sur les châteaux de France est leplus répandu et le plus remarquable de tous ceux de du Cerceau : il est d’un immense intérêt archéologique et historique,car presque tous les monuments qu’il reproduit sont détruits, ou tout au moins fort mutilés. — 12° Livre d’architecture de
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