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Tome troisième.
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DU XV e AU XVIII e SIECLE.

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Nous avons, à diverses reprises, constaté, dans tout le château, un parti pris bienévident de simplicité, une sobriété raisonnée qui surprend un peu au premier examen.Partout à l’extérieur, la sculpture est absente. Le moindre enjolivement est banni, estrepoussé. Cependant, et sans sortir de Wideville , nous allons retrouver un peu de richesse,un peu de faste décoratif. À cet effet, descendons le majestueux escalier de la façade posté-rieure dont nous avons parlé plus haut, et parcourons la spacieuse allée du parc qui faitface au château : à une courte distance de ce dernier nous nous trouverons en présenced’un monument des plus curieux, des plus remarquables meme, et où la sculpture, lapeinture, la ferronnerie, les mosaïques, ont été prodiguées. Toute la richesse décorative,absente du château, paraît s’être réfugiée dans cet édicule isolé, complètement, merveil-leux, de la demeure principale. Nous voulons parler d’une grotte, fontaine ou nymphéesituée à l’entrée du parc.

Cette nymphée, dont la planche VIII montre une vue perspective, semble, sous lerapport du style, une imitation de la célèbre fontaine« des Médicis », que l’on voit à Paris au Jardin duLuxembourg . A cette époque, et même beaucoupplus tard, il était de mode dans toute demeure seigneu-riale de disposer, soit dans les jardins, soit dans lesparcs, de ces sortes de grottes où l’étrangeté le dispu-tait souvent à l’originalité et au bon goût. Ainsi nousavons vu le château de Maisons-sur-Seine , Je châteauneuf de Saint-Germain en Laye montrer des grottes,des nympliées, des abreuvoirs, les plus curieux, lesplus étonnants. Mais la grotte de Wideville , empres-sons-nous de le dire, n’a par elle-même rien d’é-trange et peut passer pour un véritable modèle du genre : toute la décoration en estsupérieurement entendue, la sculpture largement traitée, et la ferronnerie, qui se trouvey jouer un rôle important, est un véritable chef-d’œuvre d’exécution.

Ce charmant édicule est un bâtiment de forme presque carrée, dont trois des côtésextérieurs sont privés de toute décoration. La façade, à la fois puissante et forte, estcomposée de quatre colonnes d’ordre toscan,' coupées de distance en distance par destambours rustiques chargés de mousses sculptées. Au sommet, un attique d’un moindredéveloppement et terminé par un fronton cintré contient, dans un immense cartouche, leblason du surintendant de Bullion. Deux figures sculptées, un fleuve et une rivière cou-chés sur un lit de roseaux, se voient à droite et à gauche de cette partie supérieure de lafaçade. Une grande porte cintrée s’ouvre dans Tentre-colonnement du milieu : les deuxautres sont percées d’une baie close par une grille de fer forgé et de tôle repoussée d’un

par le chiffre qu’il contient, et surtout par deux S traversés d’une flèche, d’un trait, qui évoquent, par une sorte de jeu demots, un souvenir de la famille d’Estrée. En dessinant cet objet nous avions l’espoir de trouver un jour le rapport deslettres initiales et des deux S, qui les accompagnent, avec le nom du fondateur ou de ses descendants. Mais nous n’avonspu réussir dans nos recherches : Nous laissons à de moins besogneux que nous le soin d’éclaircir ce point intéressantd’histoire privée. Les lettres du carreau se dessinent en jaune sur fond brun foncé.

m. 17

Fin. 7.

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