CHATEAU
DE LA FERTÉ-SOUS-JOUARRE
XVII e SIÈCLE
i.
L’édifice que nous décrivons aujourd’hui n’existe plus.
Au début de cette publication, c’est-à-dire il y a cinq ou six ans, nous étions enquête de matériaux et de renseignements, et nous demandions à 1’un de nos éminentsarchitectes, M. E. Yiollet-le-Duc, de vouloir bien nous indiquer les monuments français des derniers siècles qui, dans ses voyages ou dans ses études, avaient particulièrementfrappé ses regards. Avec sa bienveillance habituelle et sa grande érudition, le savantartiste recommanda à notre attention diverses constructions que nous avons publiéesdepuis, mais il insista vivement pour que le château ou pavillon de la Ferté-sous-Jouarreprît place dans notre recueil. « Hâtez-vous, nous dit-il, car avant peu il ne serapeut-être plus. » En effet, il menaçait ruine, et une restauration devenait choseextrêmement difficile et coûteuse. C’est du moins ce que répondit M. Yiollet-le-Duc aupossesseur du château, qui vint le consulter à ce sujet. Effrayé sans doute des dépensesnécessaires à sa consolidation, on prit le parti de le démolir ; et lorsque, six mois aprèscette conversation, nous allâmes à la Ferté, crayon en main, l’édifice venait dedisparaître, les pierres seules étaient là, amoncelées sur son emplacement.
Nos regrets d’être arrivé trop tard furent vifs, on s’en doute, et nous déplorâmesplus d’une fois l’absence dans notre travail d’une construction tout à fait de notredomaine, et dont le mérite nous était annoncé par un homme si compétent. Cependant,par un rare bonheur, tout ne fut pas perdu : M. Lavechin, architecte, né à la Ferté,vint un jour nous offrir le relevé exact de ce regretté pavillon, que sans plus tardernous avons gravé dans son ensemble et dans tous ses détails.
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Les lignes qui précèdent retracent brièvement les derniers moments, les derniers traits
de l’histoire du château de la Ferté : mais quelles furent les autres particularités de son
existence, comment remonter à son sujet la chaîne des temps? Les faits sont en petit
nombre, du reste, et l’on peut dire que le début dans la vie de cet édifice présageait sa fin.
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IV.