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Tome quatrième.
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12 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.

durable, mais subordonné cependant ; c’est-à-dire qu’elle n’était employée que commeremplissage et pour dessiner nettement par sa couleur tranchée les ouvertures, entouréesde chaînes de pierre. La porte, dans ses dimensions restreintes, était assez heureu-sement agencée : la seule critique qu’on aurait pu y faire se serait adressée peut-êtreaux pilastres, trop chargés de bossages (voy. planche II). Toutes les fenêtres étaientde proportions heureuses et assez bien décorées, malgré l’absence de tout ornement.

Chaque trumeau de brique était muni au centre d’uneplaque de pierre échancrée et ornée de fleurons ; cesplaques étaient, à n’en pas douter, destinées à égayerun peu les façades que l’emploi unique de la brique surles trumeaux aurait pu attrister. Quant à la lucarnecentrale, flanquée de deux autres lucarnes plus modestes,elle semblait dans tout le monument avoir reçu depréférence le travail du sculpteur. En effet, sur uncouronnement terminé par un fronton, on voyait unriche cartouche contenir le blason du fondateur etplus bas le millésime de 1615, date de la construction(voy. planche III).

Le grand comble, assez disgracieux, montré par lafaçade principale (planche I), se divisait en deux sur lesfaces latérales (voy. fig. 2), et était en outre accidentépar de fort belles souches de cheminée de brique etpierre dont nous montrons (fig. 4) un détail. La char-pente du comble était de châtaignier, parfaitementsoignée et d’une disposition ingénieuse.

L’intérieur du pavillon de la Ferté n’avait jamaisété complètement achevé ; cependant, nous dit-on, une des salles du rez-de-chausséeavait conservé son ancienne tenture de tapisserie, et quelques autres pièces montraientencore leurs monumentales cheminées. La disposition du premier étage était peu dissem-blable de celle du rez-de-chaussée. C’est à cet étage et dans les combles qu’on pouvaitcontempler de nombreux dessins militaires, œuvres naïves d’un détachement de l’arméequi séjourna en 1814 au château.

Telle était cette gracieuse et intéressante construction que l’année 1861 vit disparaître,et dont il ne reste plus maintenant que nos gravures. Nous l’avons dit plus haut, c’estgrâce à l’obligeance de M. Lavechin que nous pouvons faire connaître à nos lecteurs unédifice dont l’absence au milieu de ces pages eût été regrettable. Nous devons doncremercier cet artiste de nous avoir mis à même de combler dans notre travail une lacuneimportante au point de vue de l’architecture du xvii e siècle.